Yazid Ben Hounet

Anthropologue, Chargé de recherche au CNRS-Laboratoire d'Anthropologie Sociale

Yazid Ben Hounet est anthropologue, chargé de recherche au CNRS, membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale (Paris).

Ses travaux ont porté dans un premier temps sur la place et le rôle de la tribu dans l’Algérie contemporaine, et plus largement sur la persistance, et parfois le renouveau, du phénomène tribal dans les États contemporains du monde musulman. Dans la continuité, il a engagé une étude sur les processus de réconciliation (sulh) – et plus particulièrement sur la diya (prix du sang, compensation en cas d’homicide ou d’atteinte à l’intégrité physique) – en Algérie et au Soudan. Ses recherches actuelles se situent à l’interstice de l’anthropologie politique et de l’anthropologie du droit et de la justice, en contexte musulman.

Parmi ses publications (certaines sont consultables ici), on mentionnera Parenté et anthropologie sociale (Paris, Ginkgo Éditeur, 2009), L’Algérie des tribus. Le fait tribal dans le haut Sud-Ouest contemporain (Paris, L’Harmattan, 2009), les volumes édités Law and Property in Algeria: anthropological perspectives (Brill, Leiden, 2018) et (avec Deborah Puccio-Den),  Truth, intentionality and evidence: anthropological approaches to crime (London, Routledge, 2017).

Ses publications sur AOC

lundi 01 .04

Opinion

Par-delà l’armée, l’autoritarisme et l’islamisme : l’Algérie entre dynamiques sociales et logiques d’État

par Yazid Ben Hounet

Les événements survenus la semaine passée, et notamment l’annonce par le chef d’État-major de l’Armée du recours à l’article 102 à propos de l’empêchement du président de la République, viennent corroborer l’hypothèse d’un scénario de type « révolution des œillets » pour l’Algérie. Car pour comprendre le moment que vit actuellement l’Algérie, il convient de ne pas s’enfermer dans le triptyque armée/autoritarisme/danger de l’islamisme, mais plutôt de s’intéresser profondes dynamiques sociales comme aux logiques d’État.

vendredi 22 .03
mercredi 13 .03

Opinion

Algérie : brève sociologie d’une deuxième révolution

par Yazid Ben Hounet

L’ampleur du mouvement qui a poussé le président Bouteflika à renoncer à briguer un nouveau mandat, un mouvement qui traverse toute l’Algérie et frappe par son auto-organisation pacifique témoigne d’un mûrissement citoyen et démocratique rarement mis en avant. Cette deuxième révolution ouvre une période de transition politique et d’incertitude, mais elle révèle surtout les limites du « système » politique en place, et les soubresauts d’une démocratie algérienne depuis longtemps en gestation.