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Politique

Service public et communs : entre nationalisation et privatisation

Juriste

La crise du Covid-19 remet en question la politique de privatisation des services publics. La solution de la nationalisation pure et simple de certaines sociétés est ainsi avancée. Le choix d’une solution purement publique n’est pourtant pas sans inconvénient non plus. Et si l’idée de communs permettant de dessiner une troisième voie ?

L’épidémie actuelle montre à quel point nos services publics sont indispensables mais aussi qu’ils ont été menacés par des années de réformes. Qui plus est, cette épidémie met en péril les services publics privatisés tels que les chemins de fer, les aéroports et les liaisons aériennes. Ces sociétés étant essentielles à notre bien-être, à l’économie, à l’interconnexion entre nos pays et indispensables à nos interactions sociales, vont recevoir des fonds publics afin de surmonter la crise.

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Cependant, ces sociétés étant des entités privées et, qui plus est, présentes sur les marchés financiers, on peut s’interroger sur la destination réelle de ces fonds. Comment peut-on être sûr que cet argent servira leur mission d’intérêt public et non à leurs actionnaires ? Comment peut-on savoir que ces fonds ne seront pas détournés vers des fins privées ? La crise du Covid-19 pose ainsi à nouveau la question de la privatisation des service...

Thomas Perroud

Juriste, Professeur de droit public à l’Université Panthéon-Assas