A Analyse

Savoirs

L’histoire des savoirs a vingt-ans : une trajectoire française

Historien

Jusqu’au 12 octobre, c’est la Fête de la science. À cette occasion, Stéphane Van Damme esquisse le bilan d’une nouvelle démarche analytique qui, depuis vingt ans, vient ouvrir et compléter la traditionnelle approche des sciences : « l’histoire des savoirs ». Notamment en décloisonnant les disciplines et en s’intéressant aux pratiques, aux lieux, et aux environnements matériels.

À l’occasion de la publication d’une nouvelle revue consacrée à l’histoire des savoirs, il semble opportun de revenir sur vingt années de production scientifique dans ce domaine. Il y a vingt ans tout juste, deux manifestes venaient consacrer une manière nouvelle d’historiciser les savoirs, de s’approprier le tournant cognitiviste des années 2000. Le premier, Ways of Knowing (2000), de l’historien de la médecine John V. Pickstone, professeur à l’université de Manchester se proposait de bâtir une histoire transdisciplinaire faisant converger histoire des sciences, histoire de la technologie et histoire de la médecine, tandis que le second, Social History of Knowledge, écrit par Peter Burke, professeur à l’université de Cambridge, spécialiste d’histoire culturelle, relançait un projet de sociologie historique de la connaissance[1].

publicité

La France ne fut pas en reste puisque...

Stéphane Van Damme

Historien, Professeur d'histoire moderne à l'École Normale Supérieure