Liora Israël

sociologue, maîtresse de conférences à l'EHESS

Liora Israël est maîtresse de conférences en sociologie à l’EHESS depuis 2006, membre du Centre Maurice Halbwachs (CNRS/EHESS/ENS, PSL). Elle est actuellement chercheuse invitée au Center for the Study of Law and Society (University of California, Berkeley) et lauréate d’une bourse Fulbright.

Après une thèse consacrée à la résistance dans les milieux judiciaires sous Vichy publiée en 2005 sous le titre Robes noires, années sombres. Avocats et magistrats en résistance pendant la Seconde guerre mondiale (Fayard), elle s’intéresse aujourd’hui aux mobilisations politiques du droit dans les années 1970. Toujours dans une perspective de sociologie du droit résolument empirique, elle a également travaillé sur la formation au droit des élites et sur le traitement judiciaire des discriminations.

Elle est l’auteur de L’arme du droit, aux Presses de Sciences Po, et a dirigé ou co-dirigé plusieurs numéros de revue, notamment sur « La cause du droit » (Politix, 2003), « Professions et engagement public » (Sociétés contemporaines, 2009), « Quelles méthodes pour la sociologie du droit et de la justice  ? » (Droit et Société, 2009), « Défendre l’ennemi public » (Le mouvement social, 2012, avec Maria Malatesta), « Jean-Jacques de Félice, avocat militant des droits de l’homme » (Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2015, avec Sylvie Thénault et Bassirou Barry).

Elle a créé avec Corentin Durand en 2014 l’Ouscipo, l’Ouvroir de Sciences Sociales Potentielles de l’EHESS (ouscipo.ehess.fr). Elle a par ailleurs rédigé un rapport pour le secrétaire d’Etat Thierry Mandon sur l’accueil en France des scientifiques en danger, qui a contribué à la création du programme PAUSE hébergé par le Collège de France.

Ses publications sur AOC

lundi 06 .08

Opinion

«Shopping », « benchmarking » et cynisme

par Liora Israël

L’usage par deux ministres des mots « shopping » ou « benchmarking », en mai dernier, à propos des migrants, n’a rien d’anodin. Empruntés au vocabulaire du contentieux transnational, ces termes semblent établir un parallèle entre les pratiques des entreprises qui cherchent à sauvegarder leurs profits, et celles d’hommes et de femmes qui tentent de sauver leurs vies. Encore une fois, la libre circulation des capitaux est préférée à la libre circulation des personnes. Rediffusion d’été.

vendredi 01 .06

Opinion

«Shopping », « benchmarking » et cynisme

par Liora Israël

L’usage récent par deux ministres des mots « shopping » ou « benchmarking » à propos des migrants n’a rien d’anodin. Empruntés au vocabulaire du contentieux transnational, ces termes semblent établir un parallèle entre les pratiques des entreprises qui cherchent à sauvegarder leurs profits et celles d’hommes et de femmes qui tentent de sauver leurs vies. Encore une fois, la libre circulation des capitaux est préférée à la libre circulation des personnes.

mercredi 18 .04

Analyse

Le droit, entre répression et convergence des luttes

par Liora Israël

Le pouvoir avait un temps émis l’idée de célébrer l’anniversaire de Mai 68, au lieu de quoi, en ce printemps, les forces de l’ordre répriment zadistes et étudiants. Un bref retour cinquante ans en arrière permet de saisir comment les mobilisations et leurs répressions produisent parfois des effets dans la sphère judiciaire, et comment les mouvements d’aujourd’hui pourraient inspirer les professionnels du droit de demain.