Mathieu Corteel

Philosophe et historien des sciences

Mathieu Corteel est philosophe et historien des sciences, membre du comité de rédaction de la revue Multitudes. Docteur en philosophie de Sorbonne Université et titulaire d’une double qualification de maître de conférences en philosophie et en épistémologie, ses enseignements ont trouvé à se diversifier aussi bien en faculté de sciences politiques, de psychologie, de biologie que de médecine. Ses recherches portent sur l’histoire épistémologique des mathématiques appliquées et sur le développement des intelligences artificielles et des big data dans le domaine de la santé. Il a récemment coordonné le numéro 75 de la revue Multitudes « Renaissance de la clinique » ainsi que son numéro 78 « Cultivons nos intelligences artificielles ». Son premier essai Le Hasard et le Pathologique vient de paraître aux Presses de SciencesPo.

Ses publications sur AOC

mercredi 18.11.20

Analyse

L’ambition d’une grande santé publique : Covid-19, confinement et iatrogénie

par

Au nom de la santé publique, le gouvernement a décidé de maintenir le confinement et un arsenal de mesures sanitaires pourtant susceptibles d’avoir des conséquences néfastes : opérations déprogrammées, traitement retardés, sans oublier les répercussions psychologiques et sociales. Dans le langage scientifique, on nomme « iatrogénie » une conséquence néfaste résultant d’une intervention médicale. Afin de l’éviter, nous devons mener une réflexion collective sur la politique à mettre en œuvre pour inventer un nouveau contrat social et porter l’ambition d’une grande santé publique.

jeudi 29.10.20

Opinion

Covid-19 vs IA : puissance de la clinique

par

Depuis le début des années 2010, la science informatique promet de résoudre tous les problèmes de la médecine par la mise en corrélation de nos données de santé ainsi que par l’optimisation de la gestion des hôpitaux publics. Seulement, aucun de ces systèmes n’a permis d’aider concrètement à résoudre la crise actuelle. Cette dernière met indéniablement en évidence que la technologie de traitement de données ne peut remplacer la puissance de la clinique.