Sebastian Veg

Historien, Directeur d'études à l'EHESS

Sebastian Veg est directeur d’études et professeur d’histoire intellectuelle et culturelle de la Chine à l’Écoles des hautes études en sciences sociales.

Auparavant il a travaillé 9 ans à Hong Kong comme chercheur. Son approche consiste à analyser comment les textes et les idées entrent dans la sphère publique.

Il publie cette année Minjian: The Rise of China’s Grassroots Intellectuals (Columbia UP, 2019).

Ses publications sur AOC

lundi 28.09.20

Analyse

La Chine de Xi Jinping : succès sanitaire et crispation idéologique

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Début 2020, alors que la Chine sombrait dans une crise sanitaire et économique sans précédent suite à l’épidémie de coronavirus, certains commentateurs ont cru y voir un possible moment « Tchernobyl » pour le Parti communiste au pouvoir. C’est tout le contraire qui s’est passé : la Chine a relativement bien contenu l’épidémie – du moins par rapport à l’Europe et aux États-Unis –, tout en accroissant son pouvoir autoritaire par de strictes mesures de quarantaine et une forte surveillance technologique. Des décisions liberticides sous-tendues par une politique néosouverainiste.

mercredi 02.10.19

Analyse

Chine : la société dans les interstices du pouvoir

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Ce 1er octobre, la Chine célèbre le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine : occasion de faire l’état des lieux du lien entre le Parti communiste, l’État chinois et la société civile. Car s’il y a bien une part significative de Chinois prêts à protester malgré le danger croissant, la résilience du régime s’explique par sa capacité à absorber certaines aspirations de la société et à neutraliser toute organisation extérieure au Parti-État.

mercredi 26.06.19

Analyse

Hong Kong : promesses tenues, promesses trahies

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Les deux manifestations monstres des 9 et 16 juin ont mis en évidence l’équilibre instable qui s’est instauré entre Hong Kong et Pékin depuis la rétrocession. La Chine, qui s’était alors engagée à maintenir la formule « un pays, deux systèmes », cherche dans les faits à affaiblir l’autonomie de Hong Kong. Si les élites d’affaires hongkongaises ont fait le choix de Pékin, la société civile qui s’est développée ces dernières années porte d’autres espérances, plus démocratiques.