Tassadit Yacine

Anthropologue, Directrice d'études à l'EHESS

Directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Tassadit Yacine est membre du laboratoire d’anthropologie sociale (Collège de France), directrice de la revue Awal. Cahiers d’études berbères, dont elle a pris la direction de la publication après Mouloud Mammeri, directrice de la collection Méditerranée-sud, Maison des Sciences de l’homme, membre du conseil d’orientation du Musée de l’immigration. On lui doit près d’une vingtaine de publications sur l’anthropologie des littératures berbères, sur le genre et les affects. Elle a également consacré de nombreuses publications au grand journaliste et écrivain franco-algérien Jean Amrouche et aux travaux de Pierre Bourdieu relatifs à l’Algérie.

Ses publications sur AOC

vendredi 13.11.20

Opinion

La langue maternelle des immigrés n’est pas l’arabe

par , et

Lors de son discours contre le séparatisme début octobre, Emmanuel Macron a proposé de mieux enseigner l’Arabe à l’école. Le ministre de l’éducation nationale a précisé ensuite qu’il fallait garder cet enseignement dans le cadre de l’école de la République pour éviter de le voir récupéré par des structures périscolaires parallèles dispensant un message plus religieux que linguistique. Mais aucun ne semble s’être interrogé sur la pertinence, et même le danger, d’associer une langue (l’arabe) et une religion (l’islam). L’arabe n’est pas la langue maternelle des immigrés.

mercredi 06.05.20

Critique

Idir, de la chanson kabyle à la musique universelle

par

Le chanteur kabyle Idir est mort samedi 2 mai. Chef de file symbolique de cette génération appelée par Kateb Yacine « les maquisards de la chanson », il avait ouvert la voie à la subversion poétique et politique en Algérie par et grâce à la musique. Immigré en France, représentant d’une culture berbère dominée, ses chansons comme A vava Inouva submergent la digue dressée par le pouvoir entre les langues – arabophones et berbérophone – et entre les genres – hommes et femmes.