C Critique

Musique

Ambient japonais & minimalisme italien

journaliste

Plusieurs rééditions permettent de découvrir des musiques venues du Japon et de l’Italie, entre les années 1970 et 1980, qui croisent ambient à la Brian Eno et minimalisme new-yorkais. Des disques qui, en 2018, trouvent une pertinence neuve et de très fertiles correspondances esthétiques, entre elles et avec nous.

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Erik Satie disait composer de la musique d’ameublement. Brian Eno, lui, a inventé un genre, la musique ambient, en étant immobilisé, malade, sur un lit dont il ne pouvait bouger et d’où il entendait un disque dont il était incapable de modifier à distance le faible volume. De sorte que le son maigre qui lui parvenait se confondait avec les bruits environnants. C’était en 1975, Eno le raconte dans les notes de pochette de son album Discreet Music et invente là une façon de lier Satie avec les inventeurs de la musique concrète, qui dès la fin des années 1940 se sont mis à utiliser les bruits du monde pour composer de la musique. Ou encore de communier avec John Cage qui trouvait de l’intérêt dans tous les sons, quels qu...

Joseph Ghosn

journaliste, directeur de la rédaction de Grazia