C Critique

Poésie

Pour une Politique de la beauté – à propos de Jean-Pierre Siméon

Haut-fonctionnaire

Pour ses 20 ans, le printemps des poètes qui débute le 9 mars a choisi de se placer sous le règne de la Beauté. Éloge des deux derniers recueils de poèmes de Jean-Pierre Siméon, initiateur du printemps des poètes, Politique de la beauté et Levez-vous du tombeau, qui aident à penser un renouveau politique nourri à la fois du rêve et du doute.

« J’appelle ici beauté tout ce qui en l’homme, par l’homme et hors de l’homme, exhausse le réel et offense la mort, j’appelle beauté l’intransigeant refus opposé à tout ce qui oblitère et dévalue la possibilité de l’amour, j’appelle beauté encore le procès que le cœur intente à l’intelligence froide et aux stratégies du repli, et j’appelle beauté encore tout ce qui déborde les laideurs obligées et les mesquineries soumises. Je nomme ainsi dans la beauté toute joie conquise, l’effort de la bonté, l’audace d’une parole pleine et franche. Je revendique pour la poésie le courage de témoigner contre le nihilisme souffreteux de ce temps. À elle de promouvoir, poème à poème, une politique de la beauté dont le principe est d’incandescence dans la nuit. »

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Il appelle. Il prédit que la poésie sauvera le monde. Il a publié, il y a plus d’un an, Politique de la Beauté. Jean-Pierre Siméon est un prophète que l’on n’écoute pas ou alors, pas longtemps. Sa poésie déshabille, et l’on déteste être nus.

On ouvre le poème.

On lit que,

Chloé Ridel

Haut-fonctionnaire, Co-fondatrice du collectif « Mieux Voter »