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Pour un « capital d’émancipation »

Docteur en Sciences politiques

Treize départements français veulent expérimenter le revenu de base. Leurs présidents doivent se réunir jeudi 7 juin à Bordeaux pour en préciser les modalités, afin d’obtenir le feu vert du gouvernement. La proposition, qui semblait moribonde après la dernière campagne présidentielle, s’inscrit donc un peu plus dans le débat public, ce qui ouvre de nouvelles perspectives. Comme par exemple l’idée de lui adjoindre un capital d’émancipation.

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Depuis quelques années, le débat sur le revenu d’existence, revenu de base ou revenu universel, s’est installé dans le paysage politique. Tout d’abord porté par des universitaires, et des promoteurs associatifs, il s’est retrouvé propulsé dans les primaires des Républicains et du Parti Socialiste, puis bien plus clairement dans la campagne présidentielle de Benoît Hamon. L’idée fait donc son chemin sans pour le moment faire l’unanimité. L’un des arguments qui lui est le plus souvent opposé se veut une défense du travail, dans sa fonction à la fois sociale et morale, mais aussi l’affirmation de la possibilité de continuer à créer des emplois dans l’économie de demain. Or, si un tel revenu inconditionnel est bien une réponse possible à la raréfaction annoncée de l’emploi – notamment avec la robotisatio...

Guillaume Mathelier

Docteur en Sciences politiques, Maire PS d'Ambilly