Eric Loret

Journaliste, Critique

Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1992), Éric Loret est titulaire d’un DEA d’histoire et sémiologie du texte de l’image. Il enseigne ensuite pendant seize ans à IES Paris (Film studies, Literature) en menant en parallèle une collaboration extérieure à Libération. Il devient chef-adjoint du service Culture de ce journal, jusqu’à son départ en 2015. Il a entre autres été chroniqueur pour l’émission La Dispute de France Culture et fondateur du site Droguistes.fr. Auteur d’un Petit manuel critique (Les prairies ordinaires, 2015), il écrit actuellement pour le Monde des Livres et En attendant Nadeau.

Ses publications sur AOC

mardi 02 .10

Critique

Arcadie ou le queer assumé d’Emmanuelle Bayamack-Tam

par Eric Loret

Dans Arcadie (P.O.L) Emmanuelle Bayamack-Tam retrouve ses personnages et interroge avec eux la construction des genres. Quand ne ressembler à rien ou plus précisément ne pas être assignable est la condition même de la désirabilité, à l’inverse de ce qui se passe dans notre monde « réel ».

lundi 03 .09

Critique

Entre écrans et pierres, un roman de Fanny Taillandier

par Eric Loret

Nous avons toutes les informations, mais nous ne prenons pas en considération celles qu’il faudrait et, de toutes façons, nous ne savons pas interpréter les signes. Avec Par les écrans du monde Fanny Taillandier livre un impressionnant roman – Post 9/11 mais aussi post-Charlie et post-Bataclan – de la cécité contemporaine.

jeudi 19 .07

Critique

Devenir Judy Chicago

par Eric Loret

Judy Chicago tente de donner une forme au fait d’être femme à travers une œuvre qui exprime la sexualité féminine et la remise en cause de la domination masculine. La Villa Arson expose à Nice ses créations de jeunesse, installations singulières et éloquentes, au côté de celles de plusieurs de ses contemporains californiens des années 60.

mercredi 27 .06

Critique

Kupka chez les pauvres

par Eric Loret

Une exposition rétrospective au Grand Palais invite à regarder l’abstraction de Kupka à l’aune de son engagement social et à la lumière de la théosophie et du spiritisme. Pour le dire à truelle : tous égaux, tous à poil, baignés « par les teintes qui s’écoulent du clavier titanesque de la couleur ».

jeudi 07 .06

Critique

Sa cassette ou le « non-ruissellement » – sur L’Avare de Lagarde

par Eric Loret

On connaît des misanthropes et des hypocondriaques, comme on connaît des pervers ou des hystériques. Mais de tels avares ? Harpagon paraît moins un type qu’Alceste ou Argan : c’est plutôt un pur vecteur de désordre. Ce qui donne l’occasion à Ludovic Lagarde d’une mise en scène très chorégraphiée, comme une guerre de positions entre les corps, pour « s’interroger sur ce qui, aujourd’hui, fait rétention ».