Eric Loret

Journaliste, Critique

Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1992), Éric Loret est titulaire d’un DEA d’histoire et sémiologie du texte de l’image. Il enseigne ensuite pendant seize ans à IES Paris (Film studies, Literature) en menant en parallèle une collaboration extérieure à Libération. Il devient chef-adjoint du service Culture de ce journal, jusqu’à son départ en 2015. Il a entre autres été chroniqueur pour l’émission La Dispute de France Culture et fondateur du site Droguistes.fr. Auteur d’un Petit manuel critique (Les prairies ordinaires, 2015), il écrit actuellement pour le Monde des Livres et En attendant Nadeau.

Ses publications sur AOC

jeudi 19 .07

Critique

Devenir Judy Chicago

par Eric Loret

Judy Chicago tente de donner une forme au fait d’être femme à travers une œuvre qui exprime la sexualité féminine et la remise en cause de la domination masculine. La Villa Arson expose à Nice ses créations de jeunesse, installations singulières et éloquentes, au côté de celles de plusieurs de ses contemporains californiens des années 60.

mercredi 27 .06

Critique

Kupka chez les pauvres

par Eric Loret

Une exposition rétrospective au Grand Palais invite à regarder l’abstraction de Kupka à l’aune de son engagement social et à la lumière de la théosophie et du spiritisme. Pour le dire à truelle : tous égaux, tous à poil, baignés « par les teintes qui s’écoulent du clavier titanesque de la couleur ».

jeudi 07 .06

Critique

Sa cassette ou le « non-ruissellement » – sur L’Avare de Lagarde

par Eric Loret

On connaît des misanthropes et des hypocondriaques, comme on connaît des pervers ou des hystériques. Mais de tels avares ? Harpagon paraît moins un type qu’Alceste ou Argan : c’est plutôt un pur vecteur de désordre. Ce qui donne l’occasion à Ludovic Lagarde d’une mise en scène très chorégraphiée, comme une guerre de positions entre les corps, pour « s’interroger sur ce qui, aujourd’hui, fait rétention ».

mercredi 23 .05

Critique

Animal, arbre, inanimé : quelle expérience commune ?

par Eric Loret

Se mettre « Au diapason du monde » : c’est ce que propose l’exposition de la Fondation Louis Vuitton. À des « tubes » de l’art contemporain, elle juxtapose des œuvres fabriquées à partir de nouvelles technologies. Toutes questionnent le rapport de l’humain à son environnement, sa relation à l’animal et à la machine.

lundi 30 .04

Critique

« Mes provinciales », ou le doux amour de l’Homme

par Eric Loret

A l’automne 2017, Jean-Paul Civeyrac donnait Rose pourquoi, profond essai sur la question de l’épiphanie au cinéma. Ce texte était aussi l’occasion d’interroger un certain état de la production filmique actuelle, sur fond de régime esthétique en berne. Avec Mes provinciales, le réalisateur et scénariste dote sa réflexion d’une chair sensible, propre à nous faire éprouver notre « précarité d’êtres vivants », c’est-à-dire à nous faire exister plus puissamment.