Eric Loret

Journaliste, Critique

Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1992), Éric Loret est titulaire d’un DEA d’histoire et sémiologie du texte de l’image. Il enseigne ensuite pendant seize ans à IES Paris (Film studies, Literature) en menant en parallèle une collaboration extérieure à Libération. Il devient chef-adjoint du service Culture de ce journal, jusqu’à son départ en 2015. Il a entre autres été chroniqueur pour l’émission La Dispute de France Culture et fondateur du site Droguistes.fr. Auteur d’un Petit manuel critique (Les prairies ordinaires, 2015), il écrit actuellement pour le Monde des Livres et En attendant Nadeau.

Ses publications sur AOC

mercredi 06 .11

Critique

Un ballet mécanique – à propos de la 15e Biennale d’Art contemporain de Lyon

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Assez vite, on décida de les appeler Phagor, plutôt que Fagor. Du grec phagein, manger. Les anciennes usines Fagor, 29000 m2 laissées en l’état avec bureaux, poulies, fosses, rails et autres accueillent une partie de « Là où les eaux se mêlent », 15e Biennale d’art contemporain de Lyon, à la place du bâtiment de la Sucrière. Ce changement de lieu signe aussi un changement de direction à la tête du Musée d’Art Contemporain de Lyon et de la Biennale, avec l’arrivée d’Isabelle Bertolotti et le départ de Thierry Raspail à la retraite.

vendredi 25 .10

Critique

Rien d’édifiant – à propos de l’exposition de Sarah Tritz au Crédac d’Ivry

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C’est à une assemblée bien particulière que nous convie Sarah Tritz : au sein de ce parlement, les points de vue s’échangent sans qu’on n’y comprenne rien, comme autant de perspectives que nous nous essayons à prendre les uns sur les autres. On y regarde comme on y est regardé ; les œuvres se contournent et alors se redécouvrent ; et Sarah Tritz prend un malin plaisir à interroger nos incompréhensions, face à un grotesque qui n’attend pas de réponse, ou, plutôt, auquel seuls les corps peuvent réagir.

samedi 20 .07

Entretien

Morizot et Zhong Mengual  : « Le rapport difficile du public à l’art contemporain n’est pas un problème de connaissances »

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Un vieux cliché veut que l’été soit la saison des rencontres à la plage, des amours parenthèses. Pour l’amateur d’art, c’est plus sûrement la saison des festivals et des expositions. Avec, à chaque fois, à un moment donné, une difficulté : les œuvres ou leur choix, leur présentation, non seulement ne nous ont pas agacé, mais ne nous ont même strictement rien fait. Avec Esthétique de la rencontre Estelle Zhong Mengual et Baptiste Morizot lèvent le voile sur les mystères et les aléas de cette rencontre ou non avec l’œuvre, laquelle n’est pas si éloignée peut-être de la rencontre amoureuse.

mercredi 19 .06

Critique

« Rocketman », « Bohemian Rhapsody » et « Mein Grab » – ébauche d’une théorie du biopic comme maquette

par

Théâtre de boulevard empêtré dans les perruques trop blondes et les mauvais faux nez jusqu’à la ringardise et, ce, dans la perspective de rendre hommage à des morts (parfois vivants) qui n’en n’ont pas besoin, le biopic a de quoi irriter cinéphiles et mélomanes. Il n’empêche qu’à l’ère des selfies et des tutoriels une certaine catharsis – au second degré – fonctionne lorsque l’œuvre de faussaire est assumée.

mardi 04 .06

Critique

Les veilleuses et la cabane – à propos de l’exposition « Parties sans éteindre la lumière »

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Jusqu’au 29 juin 2019, l’exposition des travaux de Marie Losier et Pauline Curnier transforme la Fondation d’entreprise Ricard en un cabaret festif. Les deux cinéaste-performeuses témoignent de leur obsession de la boîte à films, du caisson, du diorama caché, du cadre dans le cadre, de la tente et proposent un véritable lieu vie et d’inter-actions : une cabane au sens de Marielle Macé.