Eric Loret

Journaliste, Critique

Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1992), Éric Loret est titulaire d’un DEA d’histoire et sémiologie du texte de l’image. Il enseigne ensuite pendant seize ans à IES Paris (Film studies, Literature) en menant en parallèle une collaboration extérieure à Libération. Il devient chef-adjoint du service Culture de ce journal, jusqu’à son départ en 2015. Il a entre autres été chroniqueur pour l’émission La Dispute de France Culture et fondateur du site Droguistes.fr. Auteur d’un Petit manuel critique (Les prairies ordinaires, 2015), il écrit actuellement pour le Monde des Livres et En attendant Nadeau.

Ses publications sur AOC

mardi 18 .02

Critique

Bretécher et nous

par

Le 10 février dernier mourait Claire Bretécher, à l’âge de 79 ans. Figure pionnière de la bande-dessinée humoristique française, l’artiste a su mieux que personne raconter la société et ses travers avec une acuité presque sociologique, corrosive par sa lucidité, pratiquant finalement un humour qui se moque de ses propres dénis. À ce titre, Bretécher restera intemporelle.

lundi 03 .02

Critique

En lisant du Lindon – à propos de Moi, qui que je sois

par

On n’y comprend rien, cela devrait être la seule définition de la critique. Et tant mieux, sinon on arrêterait de lire, de regarder, de visiter. On n’y comprend rien donc on avance, avec le dernier récit de Mathieu Lindon, la route est escarpée comme Escher mais pas triste et lasse, au contraire ça jouit à tous les coins de phrase. Il y a une enquête, des logiciens en forme de nez, un jeune homme nu ou plus si affinités, et à la fin tout le monde est ressuscité.

mercredi 06 .11

Critique

Un ballet mécanique – à propos de la 15e Biennale d’Art contemporain de Lyon

par

Assez vite, on décida de les appeler Phagor, plutôt que Fagor. Du grec phagein, manger. Les anciennes usines Fagor, 29000 m2 laissées en l’état avec bureaux, poulies, fosses, rails et autres accueillent une partie de « Là où les eaux se mêlent », 15e Biennale d’art contemporain de Lyon, à la place du bâtiment de la Sucrière. Ce changement de lieu signe aussi un changement de direction à la tête du Musée d’Art Contemporain de Lyon et de la Biennale, avec l’arrivée d’Isabelle Bertolotti et le départ de Thierry Raspail à la retraite.

vendredi 25 .10

Critique

Rien d’édifiant – à propos de l’exposition de Sarah Tritz au Crédac d’Ivry

par

C’est à une assemblée bien particulière que nous convie Sarah Tritz : au sein de ce parlement, les points de vue s’échangent sans qu’on n’y comprenne rien, comme autant de perspectives que nous nous essayons à prendre les uns sur les autres. On y regarde comme on y est regardé ; les œuvres se contournent et alors se redécouvrent ; et Sarah Tritz prend un malin plaisir à interroger nos incompréhensions, face à un grotesque qui n’attend pas de réponse, ou, plutôt, auquel seuls les corps peuvent réagir.

samedi 20 .07

Entretien

Morizot et Zhong Mengual  : « Le rapport difficile du public à l’art contemporain n’est pas un problème de connaissances »

par

Un vieux cliché veut que l’été soit la saison des rencontres à la plage, des amours parenthèses. Pour l’amateur d’art, c’est plus sûrement la saison des festivals et des expositions. Avec, à chaque fois, à un moment donné, une difficulté : les œuvres ou leur choix, leur présentation, non seulement ne nous ont pas agacé, mais ne nous ont même strictement rien fait. Avec Esthétique de la rencontre Estelle Zhong Mengual et Baptiste Morizot lèvent le voile sur les mystères et les aléas de cette rencontre ou non avec l’œuvre, laquelle n’est pas si éloignée peut-être de la rencontre amoureuse.