Philippe Huneman

Philosophe, Directeur de recherche au CNRS – IHPST

Né en 1970, Philippe Huneman est un philosophe français. Il est directeur de recherche à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (CNRS /Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), où il est responsable de l’équipe « Philosophie de la biologie et de la médecine ». Formé d’abord en mathématiques, il s’est spécialisé dans la philosophie de la biologie, en particulier évolutive, et de l’écologie. Il a publié de nombreux articles sur des questions relatives au concept d’organisme, à la sélection naturelle, à l’écologie théorique ou aux modalités de l’explication biologique – ainsi qu’aux théories du complot.

Auteur de Métaphysique et biologie. Kant et la constitution du concept d’organisme (Kimé, 2008), et récemment Pourquoi? Une question pour découvrir le monde (Flammarion/Autrement 2020), il a codirigé Les Mondes Darwiniens (avec Thomas Heams, Guillaume Lecointre, Marc Silberstein; Matériologiques, 2011), Challenging the Modern Synthesis (Oxford University Press, 2017, avec Denis Walsh), et Temps de la nature, nature du temps (CNRS Ed, avec Christophe Bouton, 2018).

Ses publications sur AOC

mercredi 16.09.20

Analyse

Mirage de l’excellence et naufrage de la recherche publique

par et

Actuellement discutée en procédure accélérée à l’Assemblée Nationale, la LPPR arrivera le 21 septembre en séance publique. Ultime occasion de remettre en question les principes qui président aujourd’hui au pilotage de la recherche. Car le moins que l’on puisse espérer, autant pour la science que pour la bonne utilisation des fonds publics, est qu’une bonne gestion de la recherche scientifique repose sur un minimum de bases scientifiques quant aux indicateurs qu’elle manipule et aux relations de cause à effet qu’elle envisage de mobiliser. Or il n’en est rien.

vendredi 28.08.20

Opinion

De l’inégalité parmi les savants

par

Face à la colère qui secoue l’enseignement supérieur et la recherche, le PDG du CNRS, Antoine Petit, s’est cru obligé de recourir à la métaphore sportive pour justifier la compétitivité croissante de la recherche qu’il entend encourager. Cette analogie en dit long de la banalisation des inégalités entre chercheurs au nom du radieux avenir néolibéral que les décideurs nous promettent : il y aura les gagnants, et puis le reste. Rediffusion du 26 février 2020

vendredi 14.08.20

Analyse

Pourquoi demander pourquoi ?

par

L’omniprésence du « pourquoi », qui peuple tant nos phrases qu’il en devient presque ponctuation, cache la multiplicité de ses usages comme de ses significations. S’interroger sur le « pourquoi », en faire la grammaire, c’est réaliser le caractère si souvent idolâtre de la réponse première, simple raison envisagée comme cause principielle. Rediffusion du 15 janvier 2020

vendredi 22.05.20

Analyse

Pourquoi l’épidémie ?

par , et

L’épidémie de Covid-19 était-elle « prévisible » ? Le 16 avril, Emmanuel Macron a réaffirmé que non. C’est faux, elle était même inexorable, selon les écologues et les biologistes. Cependant, l’écologie est une science complexe, et ses chaînes causales sont souvent contre-intuitives. Pour penser la pandémie et son rapport au vivant, il faut donc emprunter un chemin de réflexion évolutif et non-linéaire, le même, d’ailleurs, qui permet de penser la crise climatique.

mercredi 26.02.20

Opinion

De l’inégalité parmi les savants

par

Face à la colère qui secoue l’enseignement supérieur et la recherche, le PDG du CNRS, Antoine Petit, s’est cru obligé de recourir à la métaphore sportive pour justifier la compétitivité croissante de la recherche qu’il entend encourager. Cette analogie en dit long de la banalisation des inégalités entre chercheurs au nom du radieux avenir néolibéral que les décideurs nous promettent : il y aura les gagnants, et puis le reste.