A Analyse

Société

Vivre distancément

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Par mesure de sécurité sanitaire, nous sommes contraints depuis la mi-mars, et encore aujourd’hui en période de « déconfinement », d’observer une « distanciation [dite] sociale ». Alors que s’éprouvent et s’expérimentent bon gré mal gré, les moyens divers de rester en contact, s’avance aussi, par là même, une occasion assurément salutaire, eu égard à ce que l’avenir pourrait nous réserver, d’inventer une nouvelle manière d’être-et-de-vivre « distancément ».

La France, à l’instar de plusieurs autres pays du monde entier, a été plongée, à partir du 17 mars 2020, dans un confinement quasi total en raison de la pandémie de COVID-19 (coronavirus) occasionnant, outre une désertion sans précédent notamment des entreprises, des lieux et espaces publics – en parfaite asymétrie avec la sur-fréquentation des commerces de première nécessité –, un recours (magnarum) intensif aux pléthores d’outils et moyens de télécommunication actuels, combinant les « nouveaux » (appels visio, vidéoconférences, tchats, réseaux sociaux de tous types, etc.) et les « anciens » (tel le bon « vieux » téléphone), en vue, déjà, de tenter d’assurer une sorte de « continuation », de « prolongation » des échanges et relations familiaux et professionnels à distance.

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Fort de ce contexte, chacun s’est employé, entre deux télé-correspondances, à aménager les cadres et situations pratiques (souvent séquencées à la journée) d’une vie...

David Bihanic

Designer, Maître de conférences à l'université Paris 1, chercheur associé à l'ENSADlab