Bastien François

Politiste, Professeur de science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et président de la Fondation de l’écologie politique.

Bastien François est professeur de science politique à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP, Paris-I/CNRS/EHESS). Il a dirigé le département de science politique de la Sorbonne de 2010 à 2015. Cofondateur de la revue Politix. Sciences sociales du politique, il est l’un des auteurs d’un manuel de référence en science politique (Sociologie politique, Dalloz & Presses de Sciences Po, 6ème éd. 2012). Dans ses travaux universitaires, il cherche à articuler une approche de sociologie politique avec une analyse du droit constitutionnel sur des terrains français et européens. Il est également l’un de ceux qui ont conceptualisé l’idée d’une « 6ème République » (notamment dans La 6ème République, pourquoi, comment ? Les Petits matins, 2015). Il est par ailleurs, depuis 2017, président de la Fondation de l’Écologie politique et travaille actuellement sur des projets d’architecture constitutionnelle intégrant la contrainte du long terme comme horizon d’action publique et la représentation des générations futures (par exemple, avec Dominique Bourg et alii, Inventer la démocratie du XXIe siècle. La chambre citoyenne du futur, Les Liens qui Libèrent, 2017).

Ses publications sur AOC

vendredi 24.01.20

Analyse

L’indépendance contre la démocratie

par et

Alors que la nouvelle Commission européenne vient de prêter son rituel « Serment d’indépendance » devant la Cour de justice de l’UE, il faut considérer cette notion d’indépendance comme un objet historique. Alors qu’elle prolifère dans le champ politique depuis trois décennies, l’indépendance a profondément modifié les structures de pouvoir, imposé le face-à-face entre experts et populistes, évacué les conflits et les débats, et fini par saper les fondements de l’exercice démocratique.

lundi 01.10.18

Analyse

Jupiter aux pieds d’argile (ou la Ve République sexagénaire)

par

Cette semaine la Ve République aura soixante ans. L’occasion, au-delà du seul cas Macron, de prendre toute la mesure des limites et faiblesses d’une domination présidentielle qui ne peut plus, comme ce fut le cas en 1958 et durant trente ans, s’appuyer sur de solides mécanismes sociaux de légitimation du pouvoir désormais totalement obsolètes.