Hélène L'Heuillet

Philosophe et Psychanalyste, Maîtresse de conférence à Sorbonne université

Hélène L’Heuillet est maître de conférences en philosophie politique et éthique à Sorbonne-Université et membre du laboratoire PHILéPOL. Depuis 2008, elle est également psychanalyste, praticienne en cabinet privé et membre de l’Association lacanienne internationale (ALI). Ses travaux portent sur le lien social et la violence, l’ordre et la sécurité, la terreur et la radicalisation, la proximité et le voisinage, ou encore les affects politiques, comme la haine. Elle situe sa réflexion à la lisière de la philosophie et des sciences sociales, notamment de la psychanalyse. Elle a notamment publié Basse politique, haute police (Fayard, 2001), La psychanalyse est un humanisme (Grasset, 2006), Aux sources du terrorisme (Fayard, 2009), Du Voisinage, Réflexions sur la coexistence humaine (Albin Michel, 2016), et Tu haïras ton prochain comme toi-même (Albin Michel, 2017).

Ses publications sur AOC

mardi 14 .01

Opinion

La grève, une reconquête du temps perdu ?

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ll n’est pas étonnant que les plus longues grèves, en France, soient, depuis 1995, celles qui portent sur les réformes des retraites. La raison ne peut être seulement économique et sociale. Elle est aussi existentielle. Elle ne met pas seulement en jeu le « besoin » mais aussi le désir, car si le besoin est immédiat, le désir, lui, demande du temps. Le temps est une question politique qui mobilise les peuples, car toucher au temps, c’est toucher au sentiment de vivre.

mardi 29 .10

Opinion

Société de vigilance : l’introuvable signal du passage à l’acte

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Le 8 octobre dernier, le président Emmanuel Macron a appelé les Français à la « vigilance » suite à l’attentat de la préfecture de Paris. Dans la foulée, le Premier ministre Édouard Philippe a tenu à préciser qu’il ne s’agissait en aucun cas de mettre en place une société de surveillance. Mais si surveillance et vigilance ne se recoupent pas exactement, si l’une est une activité et l’autre un état, sont-elles vraiment si différentes ?

jeudi 22 .08

Opinion

Quand la haine gagne l’espace public

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La haine sape la démocratie française. C’est le constat, implacable et inquiétant, qui peut être tiré des derniers mois. Des violences policières à l’augmentation des agressions antisémites, en passant par la brutalisation des discours politiques, tout indique que l’espace public est progressivement gagné par cet affect. La haine remplace peu à peu les discours, car toute haine est haine du langage, et la haine du langage est toujours aussi une haine de la démocratie. Rediffusion du 7 juin 2019.

vendredi 07 .06

Opinion

Quand la haine gagne l’espace public

par

La haine sape la démocratie française. C’est le constat, implacable et inquiétant, qui peut être tiré des derniers mois. Des violences policières à l’augmentation des agressions antisémites, en passant par la brutalisation des discours politiques, tout indique que l’espace public est progressivement gagné par cet affect. La haine remplace peu à peu les discours, car toute haine est haine du langage, et la haine du langage est toujours aussi une haine de la démocratie.