Hélène L'Heuillet

Philosophe et Psychanalyste, Maîtresse de conférence à Sorbonne université

Hélène L’Heuillet est maître de conférences en philosophie politique et éthique à Sorbonne-Université et membre du laboratoire PHILéPOL. Depuis 2008, elle est également psychanalyste, praticienne en cabinet privé et membre de l’Association lacanienne internationale (ALI). Ses travaux portent sur le lien social et la violence, l’ordre et la sécurité, la terreur et la radicalisation, la proximité et le voisinage, ou encore les affects politiques, comme la haine. Elle situe sa réflexion à la lisière de la philosophie et des sciences sociales, notamment de la psychanalyse. Elle a notamment publié Basse politique, haute police (Fayard, 2001), La psychanalyse est un humanisme (Grasset, 2006), Aux sources du terrorisme (Fayard, 2009), Du Voisinage, Réflexions sur la coexistence humaine (Albin Michel, 2016), et Tu haïras ton prochain comme toi-même (Albin Michel, 2017).

Ses publications sur AOC

jeudi 22 .08

Opinion

Quand la haine gagne l’espace public

par Hélène L'Heuillet

La haine sape la démocratie française. C’est le constat, implacable et inquiétant, qui peut être tiré des derniers mois. Des violences policières à l’augmentation des agressions antisémites, en passant par la brutalisation des discours politiques, tout indique que l’espace public est progressivement gagné par cet affect. La haine remplace peu à peu les discours, car toute haine est haine du langage, et la haine du langage est toujours aussi une haine de la démocratie. Rediffusion du 7 juin 2019.

vendredi 07 .06

Opinion

Quand la haine gagne l’espace public

par Hélène L'Heuillet

La haine sape la démocratie française. C’est le constat, implacable et inquiétant, qui peut être tiré des derniers mois. Des violences policières à l’augmentation des agressions antisémites, en passant par la brutalisation des discours politiques, tout indique que l’espace public est progressivement gagné par cet affect. La haine remplace peu à peu les discours, car toute haine est haine du langage, et la haine du langage est toujours aussi une haine de la démocratie.