Jean-Louis Comolli

Réalisateur et écrivain

Réalisateur, scénariste et rédacteur en chef des Cahiers du cinéma de 1966 à 1971.

Ses publications sur AOC

mardi 29.12.20

Opinion

Mabuse et nous

par

Désormais entourés en permanence d’écrans multiples, pris dans un vortex d’images et d’effets visuels, comment le cinéspectateur, adepte des salles obscures et du grand écran, n’aurait-il pas le vertige ? En s’adaptant. Car les écrans conforment celles et ceux qui s’y exposent et les conduisent à voir ce qui les distrait sans voir ce qui les norme. Rediffusion du 24 septembre 2020.

vendredi 27.11.20

Critique

Cinéma : commerce et confinement

par

Emmanuel Macron a annoncé le 24 novembre la réouverture des salles de cinéma, sous conditions, le 15 décembre. Mais le confinement aura bouleversé la place du spectateur en empêchant l’accès aux salles obscures. Les films visionnés sur des écrans de secours, bien plus petits que ceux des salles, ont vu leur impact considérablement affaibli. Le « regard-collectionneur » s’est ainsi substitué au « regard-spectateur » : nous sommes priés de collectionner les films que multiplient les maîtres des réseaux, Netflix, Amazon et Cie, et peu leur importe que nous n’en tirions rien de mieux qu’une curiosité satisfaite.

jeudi 24.09.20

Opinion

Mabuse et nous

par

Désormais entourés en permanence d’écrans multiples, pris dans un vortex d’images et d’effets visuels, comment le cinéspectateur, adepte des salles obscures et du grand écran, n’aurait-il pas le vertige ? En s’adaptant. Car les écrans conforment celles et ceux qui s’y exposent et les conduisent à voir ce qui les distrait sans voir ce qui les norme.

lundi 22.06.20

Critique

Triomphe du virtuel

par

Les salles de cinéma doivent rouvrir en France ce lundi 22 juin. Mais après plus de cent jours de fermeture et de confinement de tous, l’expérience cinématographique se trouve profondément bouleversée. En tant qu’il les change en images, les faisant passer du réel au virtuel, le cinéma a affaire aux corps. De la salle à l’écran, tout est aujourd’hui à réinventer.

jeudi 18.04.19

Opinion

Sage comme une image, l’hygiène du numérique

par

Au cours de son histoire, le cinéma a toujours joué un rôle politique et critique majeur. Le glissement progressif, et presque définitif, de la pellicule argentique vers le fichier numérique a donc une portée qui dépasse l’enjeu artistique. Car la machine numérique est partout exigeante : au cinéma comme à la Bourse, elle ne veut ni paix ni répit. Elle permet surtout d’intervenir à toutes les phases de travail, dans un souci que l’on peut qualifier d’« hygiéniste » : éliminer les défauts, les « bugs », les saletés.