Jean-Paul Demoule

Historien, professeur émérite à l'Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne

Jean-Paul Demoule est professeur émérite à l’université de Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Il a mené des fouilles en France, dans le cadre du sauvetage archéologique de la vallée de l’Aisne, ainsi qu’en Grèce et en Bulgarie. Il est spécialisé dans la protohistoire de l’Europe, avec les questions de l’apparition et de la diffusion de l’agriculture et de l’élevage avec le Néolithique, et celles de l’émergence et du développement des premières sociétés inégalitaires et hiérarchisées, jusqu’à l’âge du Fer. Il s’est aussi intéressé à l’archéologie préventive, a participé à la rédaction de la loi de 2001 qui la consacre et la réglemente, et présidé l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), de sa création en 2002 jusqu’en 2008. Il a travaillé également sur la diffusion de l’archéologie auprès du public, sur son rôle social et sur l’histoire de la discipline. Il a publié une vingtaine d’ouvrages, dont parmi les plus récents : On a retrouvé l’histoire de France (2012), Mais où sont passés les Indo-Européens ? (2014), et Les dix millénaires qui ont fait l’histoire – Quand on inventa l’agriculture, les chefs et la guerre (2017).

Ses publications sur AOC

mercredi 12 .06

Opinion

L’archéologie, un passé qui passe plus ou moins bien

par Jean-Paul Demoule

À la veille des Journées Nationales de l’Archéologie, l’intérêt du public pour une archéologie de proximité et de terrain ne se dément pas. Cette science du passé offre en effet à la réflexion contemporaine et citoyenne des savoirs précieux sur des enjeux sociaux et politiques contemporains : l’identité, l’État, le pouvoir… Persiste pourtant un problème récurrent qui concerne les rapports entre l’archéologie du territoire français et le pouvoir politique.

vendredi 15 .06

Opinion

Archéologie : du refoulement national à la marchandisation

par Jean-Paul Demoule

Les Journées Nationales d’Archéologie offriront ce week-end une nouvelle occasion de le vérifier : la discipline passionne petits et grands. Mais l’archéologie est mise à mal par les pouvoirs publics. Est-ce parce qu’elle effraierait le marché des grands travaux d’aménagement ? Parce qu’elle rappellerait une histoire qui ne correspond pas au roman national idéalisé ?