C Critique

(Re)voir au temps du confinement

Dystopie du confinement – sur Shining de Stanley Kubrick

Journaliste

Ce que Shining nous rappelle, c’est que l’horreur du confinement ne réside pas tant dans le lieu qui nous est assigné, aussi luxueux soit-il, qu’en l’isolement social qu’il génère. Courage à tous !

Le cinéma a toujours été prolixe sur les sujets qui nous mobilisent en ce moment. Question pandémie, on pourrait citer Contagion, Epidemic, Virus, Pandémie, Mauvais sang, Rage, Les Oiseaux… et rayon confinement, tout film de lieu plus ou moins fermé ou isolé fait l’affaire : Rio Bravo, Alien, Fenêtre sur cour, 2001, La Maison du diable, La Maison des otages, Key Largo, Les Visiteurs (ceux d’Elia Kazan, à ne pas confondre avec la bande à Christian Clavier), Les Chiens de paille, Safe, The Thing, Panic room, Rebecca, ou même le récent Parasite voire le Portrait de la jeune fille en feu.

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On pourrait même soutenir l’idée que le confinement est consubstantiel au cinéma puisque, même si les pratiques évoluent, voir un film consiste à se réfugier dans une salle obscure coupée du monde extérieur et social. Maintenant certes, on visionne plus de f...

Serge Kaganski

Journaliste, Critique de cinéma