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(Re)voir au temps du confinement

Il ne s’agit pas simplement de vivre, pour vivre, ni de mourir, pour mourir – sur Only Lovers Left Alive de Jim Jarmusch

Critique

Avec Only Lovers Left Alive, Jim Jarmusch raconte l’histoire d’amour de deux vampires immortels. Un simple drame adolescent ? Peut-être, mais parce qu’il soulève des questions fondamentales et complexes : l’adolescence, c’est le temps de l’amour, du désir, de la transformation, de l’impression d’être éternel. Des questions qui nous invitent, aujourd’hui plus que jamais, à interroger notre propre rapport à la vie et à la mort, à soi et à l’autre, et à se poser cette question : quelle vie doit-on réellement craindre de perdre ?

Ce qu’il y a d’adolescent à contempler une histoire d’amour

Pourquoi le film de Jim Jarmusch Only Lovers Left Alive, sorti en France en février 2014, est-il revenu me hanter avec le confinement ?

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une analogie toute naturelle, entre la situation des deux protagonistes, Ève et Adam, et celles que nous pouvons connaître dans nos différents confinements : deux amants, chacun dans leur ville, chacun dans leur chambre, pour s’aimer à distance. Être à deux mais chacun chez soi, ensemble et seuls à la fois.

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Mais les amants se retrouvent, tandis que confinée, par réminiscences, je continue de parcourir les espaces déserts et nocturnes de Detroit, d’errer dans les rues de Tanger. Les r...

Rose Vidal

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