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Société

« Les obsédé·e·s de la race et du sexe » : penser les attaques anti-minoritaires avec Colette Guillaumin

Sociologue et féministe

Les dénonciations souvent vives de la soi-disant terreur féministe décoloniale, qui ont récemment envahi les Unes de divers journaux à tendance conservatrice, démontrent une résistance à ce que la sociologue Colette Guillaumin appelait « l’entrée des minorités en politique. » Face au malaise persistant autour des questions de genre et de race, la pensée de Guillaumin, près de cinquante ans plus tard, demeure d’une étonnante actualité pour penser cette dénégation des rapports de pouvoir.

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En écho à diverses controverses qui traversent l’espace public français depuis quelques mois, les questions minoritaires ont fait la une de plusieurs hebdomadaires : Marianne a consacré sa couverture à « l’offensive des obsédés de la race, du sexe, du genre, de l’identité », Le Figaro Magazine au « grand noyautage des universités par le décolonialisme, l’islamo-gauchisme et la théorie du genre », Valeurs actuelles à « la nouvelle terreur féministe : actions violentes, théorie du genre, PMA, parité, écriture inclusive. Enquête sur une...

Sara Garbagnoli

Sociologue et féministe, Chercheuse rattachée au Laboratoire d'Études de Genre et de Sexualité - LEGS (C.N.R.S., Université Paris 8, Université Paris Nanterre)