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Les Verts ont-ils encore un avenir ?

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La « refondation » est une seconde nature chez les Verts. L’éclatement du paysage politique français oblige à nouveau le parti écologiste à se repenser. Malgré une apparente sensibilisation de la société aux problématiques qu’il porte, les mauvais résultats électoraux rend son avenir incertain. Mise en perspective à la veille ce week-end d’une décision de son conseil fédéral à propos d’une éventuelle alliance avec le mouvement Génération-s de Benoît Hamon pour les élections européennes.

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En cette fin de printemps 2018, les Verts français, autrement nommés Europe écologie – Les Verts (EELV) depuis leur dernière rénovation à l’automne 2010, semblent dans l’impasse : pas de candidat à l’élection présidentielle de 2017 – une première depuis la mythique présence de René Dumont à celle de 1974 ; plus de groupes parlementaires depuis 2016 ; plus de ministères depuis 2014 ; plus qu’un petit millier d’élus locaux ; à peine 5 000 adhérents à jour de cotisation et 400 coopérateurs [1] ; un plan social qui n’a sauvé que quelques permanents après la perte du siège national vendu pour éponger les dettes. Autant dire que cela ne va pas fort au pays du tournesol, et qu’il n’est nul besoin de jouer ...

Vanessa Jérome

Politiste, docteure associée au CESSP Paris 1 Panthéon-Sorbonne, post-doctorante au LabEx Tepsis-EHESS.