Françoise Cahen

Critique, Professeure de lettres en lycée, Chercheuse en littérature

Agrégée de lettres modernes, Françoise Cahen enseigne depuis 20 ans au lycée d’Alfortville (94). Formatrice académique, doctorante (Paris 3), elle s’intéresse notamment à la pédagogie, à la littérature très contemporaine, à l’éducation aux médias, aux Humanités numériques et aux réseaux sociaux.

Elle est à l’origine de la pétition pour la place des femmes dans les programmes de terminale littéraire, qui a abouti à ce que La Princesse de Montpensier de Madame de Lafayette soit au programme du bac, et elle participe au collectif universitaire « Le Deuxième Texte » qui valorise l’étude de corpus de textes plus mixtes. Elle a aussi créé les « antiperles » du bac, une page collaborative de collecte positive des pépites trouvées par les correcteurs à l’examen.

Ses publications concernent à la fois l’étude d’auteur.e.s  contemporain.e.s (Éric Reinhardt, Jean-Charles Massera, Virginie Despentes, Emmanuelle Pireyre) et la didactique des lettres. Sa thèse porte sur les réseaux romanesques à l’ère des réseaux sociaux numériques (laboratoire THALIM). Elle a participé à de nombreux ouvrages collectifs, comme Le Conte dans tous ses états, (La Licorne, 2018), Flaubert dans la Ville (Presses universitaires de Rouen, 2017) Manger et être mangé, (Orizons, 2015), La langue du management et de l’économie à l’ère néolibérale, (Presses universitaires de Strasbourg, 2015). Ses scénarios pédagogiques sont mis en ligne sur le site des lettres de l’académie de Créteil.

Ses publications sur AOC

vendredi 04 .10

Critique

Drôles de malfaçons – À propos de Propriété privée de Julia Deck

par Françoise Cahen

Avec Propriété privée, Julia Deck excelle dans la satire féroce des mœurs de banlieue, avec ses bruyants barbecues, son vide grenier qui demande de « se soûler tout un dimanche en exhibant ses rebuts », sa convivialité carcérale. Sous le vernis de la normalité petite-bourgeoise de chacun, les excentricités insoupçonnées se révèlent peu à peu, laissant transparaître, à travers une grande économie de moyens, la beauté et la poésie d’une héroïne décidément attachante.

mardi 02 .04

Critique

L’instabilité de toute chose – à propos de Christophe Manon

par Françoise Cahen

D’abord porté par l’ampleur universelle d’une écriture au plus près de la nature, Pâture de vent, le nouveau volume de Christophe Manon, bascule ensuite dans un réalisme prosaïque qui éclaire la nature de sa rage poétique, à l’origine de son entreprise littéraire : une rébellion intense qui est une forme de révolte sociale, qui prend racine dans son enfance et son expérience familiale.

mercredi 30 .01

Critique

Se préparer à la catastrophe avec Gaëlle Obiégly : Une chose sérieuse

par Françoise Cahen

Dixième roman de Gaëlle Obiégly, texte poétique étrange, Une chose sérieuse invite le lecteur a mener l’enquête au sein d’une petite société survivaliste d’humains équipés et occupés à attendre la catastrophe. C’est aussi un livre sur l’écriture et la littérature, son économie matérielle et la figure de l’auteur.

jeudi 18 .10

Critique

Ça raconte Sarah, fulgurance d’un premier roman

par Françoise Cahen

En cette rentrée littéraire, Pauline Delabroy-Allard publie chez Minuit son premier roman, Ça raconte Sarah. Son écriture toute en écho et poétique expose la passion frénétique de deux femmes. Mais ce livre n’est pas qu’une histoire d’amour : son phrasé rythmé le fait davantage résonner comme de la musique.

vendredi 07 .09

Critique

Tire sur ta corde ! – Sur Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives

par Françoise Cahen

Si Carole Fives parvient autant à nous toucher avec son nouveau roman Tenir jusqu’à l’aube c’est sans doute par l’émouvant portrait de femme qu’il compose, celui d’une jeune mère célibataire tiraillée entre les exigences de la maternité et son insatiable soif de liberté. Mais c’est autant par la sobriété de ce récit social très habilement construit, en réaction à La Chèvre de Monsieur Seguin.