Catherine Hass

Anthropologue, Chercheuse associée au CERNA (Centre d'Économie Industrielle), MINES ParisTech, PSL Research University, chargée de cours à Sciences po Paris.

Docteure en anthropologie de l’université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis, Catherine Hass est chercheuse associée au CERNA (Centre d’Économie Industrielle), MINES ParisTech, PSL Research University, et chargée de cours à Sciences po Paris.

Elle est notamment l’auteur de l’essai Aujourd’hui la guerre (2019).

Ses publications sur AOC

mercredi 09.09.20

Analyse

Observations sur la fin de la mort par temps de pandémie

par

La guerre pour la vie, revers de la guerre contre la mort, a un prix. Constituer la mort en ennemi, la considérer en opposition avec la vie, c’est-à-dire tout à fait séparée d’elle, a ainsi eu des conséquences réelles, que l’on repère dans le traitement réservé aux personnes qui vivaient en Ehpad durant le confinement, et dans celui des morts eux-mêmes. Un enseignement à méditer alors que les autorités sanitaires craignent le rebond de l’épidémie de Covid-19.

vendredi 03.01.20

Analyse

Quand l’État fait retour (1/2) : un néolibéralisme interventionniste

par

L’État, destitué par l’économie ou les nouveaux acteurs sociaux, ne serait plus pertinent pour penser le contemporain. Il appartient à l’ancien monde assure la «doxa globaliste», contre toute évidence. Car en réalité l’État, loin d’être une question révolue et un peu vintage, fait retour, en ordre dispersé et peut-être en habits neufs. Rediffusion du 6 novembre 2019.

jeudi 07.11.19

Analyse

Quand l’État fait retour (2/2) : la voie libérale-autoritaire

par

Malgré l’annonce régulière de sa disparition, l’État fait retour. La raison est simple : il est indispensable au néolibéralisme, ni État minimal du laisser-faire, ni État providence maximal, il fait retour, depuis une troisième voie, selon une conception autoritaire. Après avoir montré que l’État était redevenu un opérateur pertinent pour l’analyse politique du contemporain, Catherine Hass explique pourquoi il ne saurait y avoir de néolibéralisme sans État.

mercredi 06.11.19
jeudi 01.08.19

Opinion

« Quand on veut la guerre, on assume » : les Gilets Jaunes, le peuple et le sens de l’État

par

Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », l’usage du mot « guerre » s’est généralisé pour devenir un paradigme de la politique intérieure. Or dire la guerre quand il n’y a pas guerre c’est, pour un État, toujours dire son intention de la faire. L’aisance avec laquelle le vocable s’est installé depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » interroge et inquiète. Rediffusion du 18 janvier 2019.