Fabrice Thumerel

Chercheur en littérature et sciences sociales, Critique fondateur de libr-critique.com

Ses publications sur AOC

vendredi 20.11.20

Critique

Un siècle à toute vitesse – à propos de Centre épique de Jean-Michel Espitallier

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Ce n’est pas l’histoire d’un centre hippique, non, mais bien d’un « centre épique » : à partir d’images d’archive, Jean-Michel Espitallier parcourt à très vive allure un siècle d’histoire, de la Grande Guerre à aujourd’hui, dans un poème-récit totalement à rebours du roman national et de la Grande Histoire. Résumés lapidaires pleins de désinvolture, analyses socio-politiques subversives, comique excentrique voire extravagant : autant de moyens de démystifier les mythes de la modernité.

lundi 07.10.19

Critique

Magma Novarina – à propos de L’Animal imaginaire au Théâtre de La Colline

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Comme d’autres Modernes avant lui, écrivains ou cinéastes, Valère Novarina éprouve le besoin de revisiter son territoire (le Novarimonde) pour nous emmener dans la nouvelle révolution qui s’empare de lui et vers un autre Ailleurs : tel l’auteur d’Ubu roi, son mode de création est spiralique. Et la puissance d’attraction de son Animal Imaginaire créé ces jours-ci à La Colline est impressionnante.

vendredi 07.12.18

Critique

La poésie fait le mur – à propos d’Emmanuèle Jawad

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Le courant textualiste en poésie serait désormais derrière nous, en témoigne l’œuvre d’Emmanuèle Jawad, aujourd’hui complétée par Carnets de murs. Renouant avec le message militant et engagé de la poésie moderne, le texte devient à « une écriture plastique de l’exil » pour sublimer le grand drame de notre siècle : les espoirs des populations déplacées douchés par des kilomètres de murailles.

vendredi 20.07.18

Critique

Valère Novarina : Voix Négative

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Univers de personnages dépouillés de leur humanité et que seule la parole in-carne, le monde éminemment théâtral de Valère Novarina fait l’objet en août d’un grand colloque à Cerisy. L’occasion de comprendre ce que nie la « voix négative » avec laquelle VN s’exprime, et de s’émouvoir d’une œuvre théâtrale immense, sublimation de ce grand vide qu’inspire la « voix négative ».