Guillaume Roux

Politiste, Chercheur FNSP à Sciences Po Grenoble

Guillaume Roux est chercheur FNSP en sciences politiques au laboratoire UMR Pacte, CNRS, Sciences Po Grenoble et Université Grenoble Alpes. Dans une approche à la fois quantitative et qualitative, il étudie les rapports des minorités ethnoraciales avec la police, au sein de projets internationaux (Eurojustis, UPYC-ISRD3) ou nationaux (projet en cours du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse sur les discriminations des jeunes de quartiers populaires). Ses publications portent également sur l’expérience des discriminations, l’évolution des opinions envers des groupes minorisés (ethnoraciaux ou sexuels), et dans une perspective de théorie politique, sur le savoir-pouvoir. Il est membre du collectif DREAM (Discriminations, racismes, engagements et mobilisations) et de l’ANR Gilets jaunes (coord. Magali Della Sudda, CNRS, Sciences Po Bordeaux).

Ses publications sur AOC

jeudi 18.02.21

Analyse

Une « tolérance coupable » envers l’islam ? Sur un renoncement démocratique

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Ce mardi, le projet de loi « séparatisme » a été adopté à l’Assemblée nationale. Parallèlement au terrorisme islamiste auquel la France fait face, on assiste, depuis plusieurs années, à une remise en cause de plus en plus manifeste du principe de tolérance religieuse. Pour certains, celui-ci serait « coupable », inapte à protéger la sécurité des citoyens et les valeurs fondatrices de notre système démocratique et républicain. Mais c’est oublier qu’il en est justement l’un des piliers…

lundi 15.02.21

Analyse

Prendre la mesure des conséquences des discriminations

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Annoncée par le président de la République début décembre en réponse à l’émotion suscitée par l’agression de Michel Zecler par des policiers, une Plateforme internet et un numéro de téléphone pour signaler les discriminations ont été lancés le 12 février. Placés sous l’égide du Défenseur des droits, ces dispositifs attestent d’une prise de conscience de l’enjeu des discriminations par l’exécutif, mais tardive. En effet, compte tenu de l’ampleur des conséquences induites par l’expérience répétée des discriminations que connaissent nombre de Français, l’action publique antidiscriminatoire reste modeste.