Jean-Pierre Dupuy

Philosophe, Professeur à Stanford University

Professeur émérite de philosophie sociale et politique à l’Ecole Polytechnique, Paris. Professeur de sciences politiques à l’université Stanford, Californie. Membre de l’Académie des Technologies. Premier président de la Commission d’Éthique de l’Institut français de Radioprotection et de Sécurité Nucléaire (IRSN). Directeur des recherches de la Fondation Imitatio (San Francisco).

Ouvrages récents: Pour un catastrophisme éclairé (Seuil, 2002); Avions-nous oublié le mal? Penser la politique après le 11 septembre (Bayard, 2002); La Panique (Les empêcheurs de penser en rond, 2003) ; Petite métaphysique des tsunamis (Seuil, 2005); Retour de Tchernobyl: Journal d’un homme en colère (Seuil, 2006) ; On the Origins of Cognitive Science (The MIT Press, 2009) ; La Marque du sacré (Flammarion, coll. Champs, 2010; prix Roger Caillois de l’essai) ; L’Avenir de l’économie. Sortir de l’économystification (Flammarion, 2012); La Jalousie. Une géométrie du désir (Seuil, 2016).

Ses publications sur AOC

jeudi 21.01.21

Opinion

Le véritable héritage d’Ivan Illich – sur une prétendue « sacralisation de la vie » (2/2)

par

Parmi les pourfendeurs de la politique sanitaire menée contre la crise de Covid-19, certains se revendiquent plus ou moins explicitement de la pensée d’Ivan Illich, dénonçant l’« idolâtrie de la vie » jusqu’à succomber à la mode du covidoscepticisme. Cependant, ce que le philosophe critiquait, ce n’était pas la sacralisation de la vie, mais son avilissement, sa dégradation. Ne doit-elle donc pas être protégée dès lors qu’elle est en danger ? Jean-Pierre Dupuy aborde ici ce qui est le plus douloureux pour lui : l’héritage d’Ivan Illich. Second volet d’une série de deux articles.

mercredi 20.01.21

Opinion

L’aveuglement des clercs – sur une prétendue « sacralisation de la vie » (1/2)

par

La crise de la Covid-19 s’est semble-t-il accompagnée d’une crise de la pensée. En effet, certains intellectuels se sont affranchis des règles de la discussion raisonnée pour dénoncer les prétendus excès de notre politique sanitaire et la « sacralisation » de la vie au détriment des autres soucis de l’existence. Pourquoi nos clercs sont-ils aveugles à ce point ? Pourquoi s’ingénient-ils à minimiser l’importance du danger ? Premier volet d’une série de deux articles.

mardi 22.12.20

Opinion

Contre les collapsologues et les optimistes béats, réaffirmer le catastrophisme éclairé

par

Le « catastrophisme éclairé » théorisé il y a près de vingt ans par Jean-Pierre Dupuy est aujourd’hui l’objet de beaucoup de malentendus. Pour lui redonner son sens, il faut mener de front la critique des collapsologues et des «optimistes béats », dont les positions miroirs sont en réalité le plus sûr moyen de faire advenir la catastrophe. Ce qu’il faudrait, c’est combiner les deux démarches : annoncer un avenir nécessaire qui superposerait l’occurrence de la catastrophe, pour qu’elle puisse faire office de dissuasion, et sa non-occurrence, pour préserver l’espoir. Rediffusion du 12 novembre 2020.

jeudi 12.11.20

Opinion

Contre les collapsologues et les optimistes béats, réaffirmer le catastrophisme éclairé

par

Le « catastrophisme éclairé » théorisé il y a près de vingt ans par Jean-Pierre Dupuy est aujourd’hui l’objet de beaucoup de malentendus. Pour lui redonner son sens, il faut mener de front la critique des collapsologues et des «optimistes béats », dont les positions miroirs sont en réalité le plus sûr moyen de faire advenir la catastrophe. Ce qu’il faudrait, c’est combiner les deux démarches : annoncer un avenir nécessaire qui superposerait l’occurrence de la catastrophe, pour qu’elle puisse faire office de dissuasion, et sa non-occurrence, pour préserver l’espoir.

jeudi 04.06.20

Opinion

Le virus du sophisme – lettre à André Comte-Sponville

par

Le philosophe André Comte-Sponville s’est beaucoup exprimé sur la pandémie dans les médias, pour regretter la panique qu’elle a suscitée et interroger notamment le choix du confinement et la sensibilité de nos sociétés à la mort des plus âgés. Son ami Jean-Pierre Dupuy lui adresse ici une lettre ouverte, qui est l’occasion de revenir sur ses arguments dans lesquels il reconnaît une forme de sophisme. Ce dialogue sur la vie et la mort soulève aussi nombre de questions éthiques auxquelles le virus nous a brutalement ramenés.