Jean-Pierre Dupuy

Philosophe, Professeur à Stanford University

Professeur émérite de philosophie sociale et politique à l’Ecole Polytechnique, Paris. Professeur de sciences politiques à l’université Stanford, Californie. Membre de l’Académie des Technologies. Premier président de la Commission d’Éthique de l’Institut français de Radioprotection et de Sécurité Nucléaire (IRSN). Directeur des recherches de la Fondation Imitatio (San Francisco).

Ouvrages récents: Pour un catastrophisme éclairé (Seuil, 2002); Avions-nous oublié le mal? Penser la politique après le 11 septembre (Bayard, 2002); La Panique (Les empêcheurs de penser en rond, 2003) ; Petite métaphysique des tsunamis (Seuil, 2005); Retour de Tchernobyl: Journal d’un homme en colère (Seuil, 2006) ; On the Origins of Cognitive Science (The MIT Press, 2009) ; La Marque du sacré (Flammarion, coll. Champs, 2010; prix Roger Caillois de l’essai) ; L’Avenir de l’économie. Sortir de l’économystification (Flammarion, 2012); La Jalousie. Une géométrie du désir (Seuil, 2016).

Ses publications sur AOC

jeudi 04.06.20

Opinion

Le virus du sophisme – lettre à André Comte-Sponville

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Le philosophe André Comte-Sponville s’est beaucoup exprimé sur la pandémie dans les médias, pour regretter la panique qu’elle a suscitée et interroger notamment le choix du confinement et la sensibilité de nos sociétés à la mort des plus âgés. Son ami Jean-Pierre Dupuy lui adresse ici une lettre ouverte, qui est l’occasion de revenir sur ses arguments dans lesquels il reconnaît une forme de sophisme. Ce dialogue sur la vie et la mort soulève aussi nombre de questions éthiques auxquelles le virus nous a brutalement ramenés.

lundi 23.12.19

Opinion

Simplismes de l’écologie catastrophiste

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Les « collapsologues », ces militants écologistes qui prophétisent l’effondrement certain de la civilisation industrielle, ont le vent en poupe comme en témoigne le succès populaire de leurs livres. Mais s’il y a effectivement péril en la demeure, ceux qui le clament sont parties prenantes de la panique qui désormais s’installe selon Jean-Pierre Dupuy. Le théoricien du « catastrophisme éclairé » remet ici les choses au point face à ce qu’il considère comme un flou conceptuel dangereux. Rediffusion du 21 octobre 2019.

lundi 21.10.19

Opinion

Simplismes de l’écologie catastrophiste

par

Les « collapsologues », ces militants écologistes qui prophétisent l’effondrement certain de la civilisation industrielle, ont le vent en poupe comme en témoigne le succès populaire de leurs livres. Mais s’il y a effectivement péril en la demeure, ceux qui le clament sont parties prenantes de la panique qui désormais s’installe selon Jean-Pierre Dupuy. Le théoricien du « catastrophisme éclairé » remet ici les choses au point face à ce qu’il considère comme un flou conceptuel dangereux.

lundi 22.07.19

Opinion

La guerre nucléaire qui vient

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L’ordre nucléaire international a été profondément bouleversé cette année. Le 1er février 2019, les États-Unis – suivis par la Russie – annonçaient leur retrait du traité conclu en 1987 prévoyant l’interdiction de développer, tester et déployer au sol des missiles conventionnels ou à tête nucléaire d’une portée comprise entre 500 et 5 500 km. Mais cette dégradation du climat diplomatique international ne sera probablement pas la cause du précipice. Car peu importe les intentions des dirigeants, leurs choix politiques nous soumettent aux carences techniques du système d’alerte, nous exposant ainsi au risque d’un accident sans précédent. Rediffusion du 26 février 2019.

mardi 26.02.19

Opinion

La guerre nucléaire qui vient

par

Le 1er février, les États-Unis – suivis par la Russie – ont annoncé leur retrait du traité conclu en 1987 avec la Russie prévoyant l’interdiction de développer, tester et déployer au sol des missiles conventionnels ou à tête nucléaire d’une portée comprise entre 500 et 5 500 km. Mais le plus tragique est que cette dégradation du climat diplomatique international ne sera probablement pas la cause du précipice. Car peu importe les intentions des dirigeants, leurs choix politiques nous soumettent aux carences techniques du système d’alerte, nous exposant ainsi au risque d’un accident sans précédent.