Jacques Lévy

Géographe et Urbaniste

Jacques Lévy a été élève à l’École normale supérieure de Cachan, il obtient l’agrégation de géographie (1974) et une thèse d’État (1993). Il est nommé au CNRS (1984-1993), professeur à l’Institut d’études politiques de Paris (1989-2007) et professeur à l’Université de Reims (1993-2004). Depuis 2004, il a été professeur ordinaire, puis honoraire à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

Il anime le laboratoire de recherche Chôros.

Ses centres d’intérêt principaux sont la théorie de l’espace des sociétés, notamment au travers de la géographie du politique, des villes et de l’urbanité, de l’espace public et de l’urbanisme, de l’Europe et de la mondialisation. Il s’intéresse à l’épistémologie et aux méthodes des sciences sociales, avec une attention particulière pour la cartographie et la modélisation. Il travaille à l’introduction des langages non-verbaux, notamment audio-visuels à tous les niveaux de la recherche.

Publications récentes

Livres : Réinventer la France (Fayard, 2013), A Cartographic Turn (dir., EPFL Press/Routledge, 2016), Atlas politique de la France (avec Jean-Nicolas Fauchille, Ogier Maitre et Ana Póvoas, Autrement, 2017).

Films : Urbanité/s (2013), Thinking Places (série de 9 films, 2015).

Ses publications sur AOC

lundi 12.10.20

Analyse

Intelligence spatiale : comprendre un monde social en mouvement

par

Explorer la dimension spatiale du social permettrait de sortir de visions disciplinaires trop étriquées, et de mieux comprendre un monde social en mouvement rapide. En appliquant cette méthode à des objets aussi divers que la Convention citoyenne pour le climat, le tout nouveau Conseil d’évaluation de l’École ou encore les problématiques liées à la gestion au jour le jour des aléas de la pandémie, le géographe Jacques Lévy plaide pour une science unifiée des mondes humains.

jeudi 26.03.20

Analyse

L’humanité habite le Covid-19

par

Phénomène à la fois 100% biologique et 100% social, le Covid-19 modifie notre regard sur un certain nombre de réalités mais aussi ces réalités elles-mêmes : c’est particulièrement vrai en matière de spatialités, de politique, de psychisme, de mondialité et de relation à la nature.

lundi 26.08.19

Analyse

La gauche et le progressisme : du pléonasme à l’oxymore

par

Lors des dernières élections européennes, Emmanuel Macron insistait, comme pour les présidentielles, sur l’existence d’un clivage entre progressistes et populistes (ou nationalistes), reléguant les défenseurs d’un clivage droite / gauche au rang de conservateurs. Si la gauche veut mériter sa place aux « États généraux » d’aujourd’hui, elle devra se situer en tête du mouvement progressiste, c’est-à-dire être plus avancée dans le progressisme que ceux qui se réclament actuellement de cette notion.

jeudi 22.02.18

Opinion

Faites de la fédération !

par

Le 14 juillet 1790, les Français fondaient une Fédération et c’est la commémoration de cet événement qui constitue la fête nationale. C’est pourtant une tout autre réalité qui s’est mise en place depuis la démocratisation du pays, à partir de 1875. Et si, pour repenser l’échelle nationale, nous refaisions fédération ?