Mathilde Villeneuve

Critique d'art

Mathilde Villeneuve a co-dirigé de 2013 à 2018 Les Laboratoires d’Aubervilliers, un lieu de recherche et d’expérimentation en art ouvert à tous les champs artistiques, qui s’efforce de créer pour les artistes les conditions d’émergence de formes singulières, où l’art s’articule aux préoccupations sociales et politiques actuelles, sans pour autant qu’ils ne s’instrumentalisent l’un l’autre. La pratique et la théorie s’y allient pour creuser, le plus librement possible, les sillons d’une pensée commune.

Elle y a accompagné de vastes et prolifiques projets, dont ceux des plasticiens et cinéastes Silvia Maglioni et Graeme Thomson (common infra/ctions), des plasticiennes et performeuses Romana Schmalisch (La chorégraphie du travail) et Yael Davids (La distance entre V et W), des performeurs et chorégraphes Myriam Lefkowitz (Walk, Hands, Eyes – Aubervilliers), Adva Zakai (Le puzzle n’est pas un jeu solitaire) ou encore Remy Héritier (L’usage du terrain). http://www.leslaboratoires.org/

Elle a, de 2006 à 2012, coordonné les projets extérieurs de l’École Nationale Supérieure d’arts Paris-Cergy et programmé son espace d’exposition parisien, La Vitrine, dont des expositions collectives et personnelles d’Oystein Ossan, Olivier Dollinger, Cyril Verde, Cyril Dietrich, Franck Leibovici.

En tant que commissaire d’exposition et critique d’art indépendant, elle a organisé plusieurs expositions et résidences d’artistes, écrit pour différents magazines et participe régulièrement à des catalogues d’artistes. En collaboration avec Virginie Bobin elle a coédité Re-publications, aux éditions Archive Books (Berlin) en 2012 qui analyse les pratiques artistiques consistant en la remise en circulation d’informations historiques confisquées.

Elle publie régulièrement des chroniques de littérature et de cinéma sur son blog https://mathildevilleneuve.wordpress.com/

Ses publications sur AOC

lundi 17.06.19

Critique

Les objets catastrophés – sur l’exposition d’Hikaru Fujii à La Fondation Kadist

par

Plus de huit ans se sont écoulés depuis la triple catastrophe de Fukushima. Avec son exposition « Les nucléaires et les choses », Hikaru Fujii propose de découvrir les trajets d’une collection d’artefacts contaminés par leurs couches d’histoire. Entremêlant approche documentaire et performative, les œuvres de l’artiste donnent souvent à entendre des récits alternatifs aux discours dominants.

lundi 04.03.19

Critique

L’éloquence du peuple – à propos d’une exposition de Florence Lazar

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On avait l’impression de ne voir l’œuvre de Florence Lazar que trop peu ou sporadiquement dans les festivals de films ou lors de projections en Centres d’art. La chose est réparée : le Jeu de Paume lui consacre une exposition personnelle qui met en dialogue ses pièces cinématographiques et photographiques. Si elles peuvent naturellement se voir affublées du qualificatif de documentaire, c’est qu’elles s’attachent, via un dispositif dénudé de tout artifice, à percer la surface du visible et à faire remonter des pans d’histoires minorisées.

mercredi 24.10.18

Critique

Les pieds de nez spéculatifs de Julien Prévieux exposés à Marseille

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L’œuvre protéiforme et critique de Julien Prévieux fait l’objet d’une première exposition monographique au Musée d’Art Contemporain de Marseille. L’artiste, qui sait mettre en mouvement les images, les matières, les mots, excelle à réconcilier les contraires : artisanat et production standardisée, haute littérature et langage simiesque, mathématique et arbitraire humain…

vendredi 27.04.18

Critique

L’image-tiers de Laura Huertas Millán

par

La Maison des arts de Malakoff propose avec « The spring song. Le chant du printemps » une exposition autour de quatre films de l’artiste franco-colombienne Laura Huertas Millán : La libertad, Le labyrinthe, jeny303, Speech. Y cohabitent une famille zapotèque de tisseurs, des stars récompensées aux Academy Awards, tout en émoi et discours ou encore un ancien employé du palais kitsch d’un narcotrafiquant colombien, que la réalisatrice observe sans mise à distance froide ni projection de ses propres présupposés, jouant entre fiction et étude ethnologique.

lundi 19.02.18

Critique

Qui a peur de Raymond Duncan ?

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Frère de la danseuse Isadora Duncan, autoproclamé philosophe, poète, artiste et dramaturge, Raymond Duncan a créé à Paris, au début des années 1930, une Académie d’un genre bien particulier, une utopie concrète inspirée de la Grèce antique et sur laquelle il régnait en despote. Une exposition d’art contemporain interroge cette expérience singulière.