Elvan Zabunyan

Historienne de l'art contemporain, Professeure à l’Université Rennes 2 et critique d’art

Elvan Zabunyan, historienne de l’art contemporain, est professeure à l’Université Rennes 2 et critique d’art.

Ses travaux portent depuis vingt-cinq ans sur les problématiques raciales, postcoloniales et féministes dans les arts visuels aux XXe et XXIe siècles. En proposant une historiographie de l’art connectée, articulée autour de l’histoire politique et culturelle des Etats-Unis et des Caraïbes, elle réfléchit aux différentes formes de l’engagement artistique depuis les années 1960. Ses recherches actuelles interrogent la mémoire de l’esclavage dans les Amériques en lien avec les arts contemporains dans une perspective transdisciplinaire et seront l’objet d’un livre.

Elle a publié Black is a color, une histoire de l’art contemporain africain américain (Dis Voir, 2004 et 2005 pour la version anglaise), Theresa Hak Kyung Cha – Berkeley – 1968 (Presses du réel, 2013), a codirigé plusieurs ouvrages et a écrit de nombreux articles (récemment « Body and Soul», Adrian Piper, A Reader, New York, MoMA, 2018, «La puissance de la troisième voix»,Critique d’art n°50, printemps 2018, « Ricochets, l’art engagé dans une période troublée », Attica, USA, 1971, Cherbourg, Point du Jour, 2017, « Joindre le geste à la parole, All Power to the People », The Color Line, Les artistes africains-américains et la ségrégation, Paris, Flammarion, 2016)  des recueils collectifs, des catalogues d’exposition et des périodiques. Elle coordonne pour 2018-2021 la branche « Artists and citizens, Marseille, Bristol, Cape Town », du programme européen ECHOES (European Colonial Heritage Modalities in Entangled Cities).

Ses publications sur AOC

mercredi 01 .05

Critique

Habiter les lieux – à propos de l’exposition de Theaster Gates

par Elvan Zabunyan

Le Palais de Tokyo expose jusqu’au 12 mai Theaster Gates, il s’agit de sa première exposition personnelle dans un musée en France, pour une œuvre couvrant peinture, céramique, sculpture, vidéo, performance et musique. Partant d’un épisode précis de l’histoire américaine, celui de l’île de Malaga (dans l’État du Maine, aux États-Unis) Gates propose un projet nouveau explorant les questions de l’asservissement des Noirs par les histoires sociales des migrations et des relations interraciales.Rediffusion du 1er mai

vendredi 22 .03

Critique

Habiter les lieux – à propos de l’exposition de Theaster Gates

par Elvan Zabunyan

Le Palais de Tokyo expose jusqu’au 12 mai Theaster Gates, il s’agit de sa première exposition personnelle dans un musée en France, pour une œuvre couvrant peinture, céramique, sculpture, vidéo, performance et musique. Partant d’un épisode précis de l’histoire américaine, celui de l’île de Malaga (dans l’État du Maine, aux États-Unis) Gates propose un projet nouveau explorant les questions de l’asservissement des Noirs par les histoires sociales des migrations et des relations interraciales.

lundi 28 .01

Analyse

Le présent dans l’instant, l’art contemporain en temps réel

par Elvan Zabunyan

Qu’est-ce que le contemporain en art ? C’est dans un face-à-face réflexif avec le présent lui-même que certains artistes, depuis les années 1970, explorent ces notions de contemporain, actualité, quotidien, histoire, temporalité, devenir, éphémère. Mais faire face au présent en art, c’est aussi garder vive la mémoire.

mardi 25 .12

Critique

BlacKkKlansman, « Make Racism Wrong Again »

par Elvan Zabunyan

Le 10 août 2018, un an après les violences racistes de Charlottesville, sortait aux États-Unis le film de Spike Lee primé à Cannes, BlacKkKlansman. En racontant l’histoire « fo’ real » d’un policier africain-américain qui infiltre le Ku Klux Klan, le cinéaste s’appuie sur des références symboliques du passé américain pour s’ancrer dans le présent en montrant la répétition des faits, générations après générations, et plus que tout la nécessité de se réveiller face au racisme. Rediffusion d’hiver.

samedi 24 .11

Entretien

Angela Davis et Gina Dent : « La violence d’État encourage la violence domestique, et celle-ci reproduit la première »

par Elvan Zabunyan

À la veille de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le collectif #noustoutes organise une grande marche ce samedi 24 novembre. L’occasion pour AOC de publier un long entretien avec deux universitaires militantes féministes africaines-américaines, Angela Davis et Gina Dent, qui ont particulièrement réfléchi à la façon dont la violence d’État nourrit la violence domestique, et inversement.