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Sans cela, la recherche et l’enseignement supérieur s’arrêteront…

Universitaire et responsable politique

Ce jeudi 5 mars, l’Université et la Recherche s’arrêtent pour protester contre la future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) et, plus largement, contre la précarisation galopante du secteur, tous personnels confondus. Les jeunes universitaires, particulièrement mobilisés, sont aussi parmi les premiers concernés par la dégradation des conditions de l’emploi scientifique. Cette question épineuse se révèle centrale dans la crise que traverse la recherche française aujourd’hui, il importe donc de l’examiner en détail.

Demain aura lieu la journée « L’université et la recherche s’arrêtent ». Au cœur de la colère qui s’élève des amphis et des labos, la question de l’emploi scientifique occupe une place centrale. Cette question n’est bien sûr pas nouvelle. Elle fut l’un des principaux déclencheurs du grand mouvement qui, au début des années 2000, a conduit à une démission collective des directeurs de laboratoires et donné naissance à « Sauvons la recherche ».

Ce fut aussi l’une des quatre principales revendications du mouvement qui, en 2009, a opposé pendant des mois les universitaires et les chercheurs à Valérie Pécresse et qui a vu la question de la « précarité de l’emploi scientifique » prendre de l’ampleur. En 2014, elle a également suscité le mouvement « Sciences en marche », réclamant une fois encore des financements, un plan pluriannuel de l’emploi scientifique et la résorption de la précarité.

Si aujourd’hui les jeunes chercheurs et universitaires sont particulièrement mobilisés, réclamant une nouvelle foi...

Isabelle This Saint-Jean

Universitaire et responsable politique, Professeure à l'université Sorbonne Paris-Nord, membre de la Direction collégiale et secrétaire nationale du PS