Isabelle This Saint-Jean

Universitaire et responsable politique, Professeure à l'université Sorbonne Paris-Nord, membre de la Direction collégiale et secrétaire nationale du PS

Isabelle This Saint-Jean est une universitaire et femme politique. Économiste, elle est actuellement Professeur à l’Université Sorbonne Paris-Nord et spécialiste de l’histoire de la pensée économique et de l’épistémologie des sciences sociales.
Elle est Membre de la Direction Collégiale du Parti Socialiste, Secrétaire Nationale en charge des Études, et Conseillère Régionale de l’Ile-de-France.
Après avoir été Présidente de l’Association Sauvons La Recherche (SLR) de 2008 à 2010 (notamment lors de la grande mobilisation des universitaires de 2009), elle est élue pour la première fois en 2010 à la Région, dont elle devient Vice-Présidente, chargée de la Recherche et de l’enseignement supérieur, jusqu’en 2015. Elle a également été Vice-présidente de la commission « Enseignement supérieur, recherche et innovation » de l’Association des Régions de France, Présidente du GIP Génopole et membre de divers conseils d’administration (Centre National des Œuvres Universitaires et Scolaires (CNOUS), Observatoire de la Vie Étudiante (OVE), Conseil national de la culture scientifique et technique, etc.).

Ses publications sur AOC

jeudi 05.03.20

Opinion

Sans cela, la recherche et l’enseignement supérieur s’arrêteront…

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Ce jeudi 5 mars, l’Université et la Recherche s’arrêtent pour protester contre la future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) et, plus largement, contre la précarisation galopante du secteur, tous personnels confondus. Les jeunes universitaires, particulièrement mobilisés, sont aussi parmi les premiers concernés par la dégradation des conditions de l’emploi scientifique. Cette question épineuse se révèle centrale dans la crise que traverse la recherche française aujourd’hui, il importe donc de l’examiner en détail.

vendredi 31.01.20

Opinion

La colère gronde et enfle dans les amphis et les labos

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La colère qu’expriment aujourd’hui les enseignants-chercheurs a des racines profondes, qui plongent bien au-delà des inquiétudes spécifiques sur la réforme des retraites. Elles touchent au cœur du pouvoir, resté sourd aux alertes lancé ces dernières années, et qui continue aujourd’hui de porter une idéologie et des réformes faisant de la mise en concurrence systématique des individus, des équipes et des établissements, le principe unique et ultime de l’efficacité.

mardi 11.06.19

Opinion

Université, sombre bilan

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Deux ans après le début du mandat, le Premier Ministre a annoncé une « loi de programmation pluriannuelle pour l’enseignement supérieur et la recherche » dont l’information essentielle est… qu’il n’y aura pas d’accroissement majeur des financements de l’université en 2020. Alors que l’effort financier consacré à l’enseignement supérieur est beaucoup plus faible en France qu’il ne l’est en moyenne pour les pays de l’OCDE, les universités françaises seront (de nouveau) les mal-aimées budgétaires pour ce quinquennat.

mardi 19.02.19

Opinion

Amour et preuves d’amour dans la recherche

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Le 1er février, à l’occasion des 80 ans du CNRS, le Premier ministre a enfin annoncé une « loi de programmation pluriannuelle pour l’enseignement supérieur et la recherche ». Mais pour… 2021 ! Et, en attendant, la France se classe au dixième rang des pays de l’OCDE s’agissant des dépenses de recherche. La conséquence la plus préoccupante de cette absence de financement concerne l’emploi : entre 2008 et 2016, les recrutements des principaux organismes de recherche ont baissé de 38 %.

jeudi 17.01.19

Opinion

Empathie, bons sentiments et mauvaise politique

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De Laurent Berger à Alain Juppé, en passant par nombre d’éditorialistes, des voix diverses se sont récemment élevées pour demander au président de la République qu’il fasse désormais preuve d’empathie. Mais ce que reprochent les « gilets jaunes » à Emmanuel Macron n’est pas d’être incapable « de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent » mais de mener une politique qui ne traite pas plus la question de l’injustice sociale, qu’elle n’apporte de solution à la question démocratique, vue comme une condition de résolution de la première.