Camille Froidevaux-Metterie

Politiste, Professeure de science politique à l’Université de Reims Champagne-Ardenne et membre de l'Institut Universitaire de France
Camille Froidevaux-Metterie est professeure de science politique et chargée de mission égalité-diversité à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Ses recherches sont consacrées aux mutations de la condition féminine impulsées par la révolution de l’émancipation. Avec en toile de fond une analyse historique des recompositions du partage privé-féminin/public-masculin, elle réfléchit au sens que revêt le corps des femmes dans la période contemporaine en mettant en œuvre une approche phénoménologique fondée sur la notion d’expérience vécue. Il s’agit pour elle de rendre compte de cette condition féminine inédite qui articule abstraction des droits et singularité sexuée. Sa démarche entend notamment saisir la spécificité du moment féministe où nous sommes, celui d’un réinvestissement par les femmes des questions liées à leur corps dans ses dimensions les plus intimes.
Ses recherches ont donné lieu à la publication de La révolution du féminin (Gallimard, 2015) et à un docu-fiction sur femmes politiques (www.danslajungle.com). En octobre 2018, elle publie un ouvrage intitulé Le corps des femmes. La bataille de l’intime (Philosophie magazine éditions), dans lequel elle explore les thématiques corporelles qui sont au cœur des débats et des luttes féministes contemporaines.

Ses publications sur AOC

jeudi 10 .01

Opinion

À l’homme qui n’aimait pas les femmes de cinquante ans

par Camille Froidevaux-Metterie

En déclarant être « incapable d’aimer une femme de 50 ans », Yann Moix n’a pas fait état d’un désir singulier, il a commis un acte politique. Si l’injustice de la hiérarchisation des corps et la dévalorisation des femmes de plus de cinquante ans est largement enracinée socialement, cette déclaration révèle un processus de mise de côté, voire l’invisibilisation de ces femmes à travers l’un des derniers tabous de notre temps, celui de la ménopause.

mardi 23 .10

Analyse

Les femmes de l’ESR : minorées, invisibilisées, mais désormais mobilisées

par Camille Froidevaux-Metterie

Alors que les historiennes et les philosophEs se mobilisent, la question de l’invisibilisation des femmes dans l’enseignement supérieur et la recherche doit être posée à nouveaux frais. Pour en finir avec l’hypothèse de « l’auto-censure », qui dédouane ceux qui la professent, il faut défaire les injonctions à l’hyper-compétition et à l’ultra-flexibilité qui contribuent à la minoration des femmes dans l’université.

mercredi 12 .09

Critique

Briser la malédiction de la détestation féminine – à propos du dernier livre de Maria Pourchet

par Camille Froidevaux-Metterie

À l’heure de la mise à jour de la domination masculine, étaler les violences que certaines femmes sont capables d’infliger à d’autres peut déranger. Alors quand l’accusée est la figure maternelle, principale actrice de la perpétuation de la lignée des malheureuses… Dans un récit âpre et bouleversant, Toutes les femmes sauf une (Pauvert), Maria Pourchet explore les conséquences désastreuses du désamour maternel.

mercredi 08 .08
mercredi 13 .06