Étienne Balibar

Philosophe

Étienne Balibar, ancien professeur à l’Université de Paris-Nanterre (philosophie morale et politique), est actuellement Anniversary Chair of Modern European Philosophy à Kingston University, Londres. Il enseigne ou a enseigné également aux États-Unis (Columbia, UC Irvine), en Algérie, aux Pays-Bas, au Mexique, en Argentine et en Italie.
Parmi ses ouvrages figurent Lire le Capital (en collaboration avec L. Althusser, P. Macherey, J. Rancière, R. Establet) (François Maspero, 1965) ; Race, Nation, Classe. Les identités ambiguës (en collaboration avec I. Wal­lerstein) (Editions La Découverte, 1988), et plus récemment : Des Universels. Essais et conférences, Editions Galilée, 2016 ; Spinoza politique. Le transindividuel, Presses universitaires de France, 2018 ; Libre parole, Editions Galilée, 2018 ; Ecrits I : Histoire interminable. D’un siècle l’autre, Editions La découverte, 2020 ; Ecrits II : Passions du concept, Editions La découverte, 2020.
Ses intérêts principaux concernent la théorie politique, l’épistémologie des sciences sociales, l’anthropologie philosophique. Il est membre de la Ligue des Droits de l’homme. Il a également reçu en 2017 le Prix Hannah Arendt pour la pensée politique, décerné par la Ville de Brême et la Fondation Heinrich Böll.

Ses publications sur AOC

vendredi 17.07.20

Opinion

Fin du « capitalisme néolibéral » ? – mi-temps de la crise 3/3

par

Après la question du « retour du politique » dans la crise, puis celle de la tension entre les logiques de l’État et du Commun, le philosophe Etienne Balibar conclut cette série de trois articles par la question économique. Après la crise sanitaire s’annonce une crise économique aux proportions gigantesques, avec d’immenses répercussions sociales et géopolitiques. Elle ne pourrait être résolue qu’à la condition de mettre en œuvre des solutions inédites.

jeudi 16.07.20
mercredi 15.07.20

Opinion

Ce que devient le politique – mi-temps de la crise 1/3

par

Alors que la pandémie continue son expansion, Étienne Balibar propose de revenir sur le concept de crise en trois temps. Pour commencer, le philosophe se demande ce que devient la politique dans la crise, en prenant pour témoin le surgissement inattendu des manifestations contre le racisme d’État aux États-Unis et ailleurs, et le sens qu’on peut conférer au fait que le mot d’ordre « Black Lives Matter » résonne ainsi à travers le monde en proie à la pandémie.