Georges Didi-Huberman

Philosophe, historien de l'art, Directeur d'études de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

Georges Didi-Huberman est né à Saint-Étienne en 1953. Philosophe et historien de l’art, il enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, dont dernièrement Désirer désobéir. Ce qui nous soulève, 1 (Éditions de Minuit, 2019) et Imaginer recommencer. Ce qui nous soulève, 2 (Éditions de Minuit, à paraître).

Ses publications sur AOC

mercredi 13.01.21

Analyse

L’imagination, notre Commune (2/2)

par

En musique, donner le ton c’est faire entendre la note qui va définir ensuite la tonalité d’une œuvre. C’est un commencement ou un recommencement, c’est l’expression d’un désir, d’une liberté qui ouvre des possibles. Or le ton, terme polysémique, peut aussi désigner une couleur en peinture. Qu’est-ce à dire ? Que ce qui est affaire de liberté – la liberté de commencer –, donc d’éthique et de politique, est tout autant affaire de sensibilité, c’est-à-dire d’esthétique. Mais aussi, plus fondamentalement, affaire d’imagination. Dernier volet d’une série de deux articles.

jeudi 07.01.21

Analyse

L’imagination, notre Commune (1/2)

par

L’imagination est l’une de nos grandes communes facultés. Mais aussi notre Commune, mot à penser avec un C majuscule : quelque chose comme notre première faculté de soulèvement, notre première puissance libre de réorganiser le monde autrement, plus justement. Victor Hugo nommera « mineurs » les grands imaginatifs, ces hommes courageux qui ne craignent par d’entrer dans la bouche des volcans pour remonter à la surface des trésors inconnus, pour faire advenir
l’« avenir ».