Marie Cosnay

Ecrivain, Traductrice
Marie Cosnay a enseigné les lettres classiques, au pays basque. A traduit Les Métamorphoses d’Ovide aux Éditions de l’Ogre.
A écrit quelques romans et récits, dont Cordelia la guerre, Épopée, If aux Éditions de l’Ogre, Éléphantesque au Cheyne éditeur et Les Enfants de l’aurore chez Fayard.
Elle tient un blog sur Mediapart, suite de chroniques rendant compte des effets des politiques d’immigration sur les individus et les communautés installé.e.s ou de passage. Elle a publié, avec Mathieu Potte-Bonneville, Voir venir. Écrire l’hospitalité (Stock, 2019).

Ses publications sur AOC

vendredi 11.09.20

Opinion

Moria, à l’abandon du monde

par

Sur l’île de Lesbos (Grèce), le camp de Moria a été totalement détruit par le feu qui s’y est déclenché mercredi. Il accueillait plus de 12 000 réfugiés. L’écrivaine Marie Cosnay, qui s’y était rendue, livre pour AOC sa réaction, nourrie des informations reçues via Whatsapp de la part de celles et ceux avec lesquels elle a gardé contact.

jeudi 06.08.20

Opinion

Réfugiés, exilés : quand l’Europe s’en lave les mains

par et

Le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, est ce que l’on appelle un hotspot, c’est-à-dire un centre de triage pour les migrants arrivant en Europe. Là-bas, à Idlib ou ailleurs, aux frontières de l’Europe, les corps s’entassent dans un invivable sursis, attendant d’être refoulés à l’extérieur. Alors que la panique autour du coronavirus, qui se répand comme un brouillard opaque, vient dissimuler cette crise humanitaire – sans précédent depuis 2011, dit-on – il est nécessaire d’agir contre la barbarie, et pour de nouveaux espoirs. Rediffusion du 12 mars 2020

jeudi 12.03.20

Opinion

Réfugiés, exilés : quand l’Europe s’en lave les mains

par et

Le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, est ce que l’on appelle un hotspot, c’est-à-dire un centre de triage pour les migrants arrivant en Europe. Là-bas, à Idlib ou ailleurs, aux frontières de l’Europe, les corps s’entassent dans un invivable sursis, attendant d’être refoulés à l’extérieur. Alors que la panique autour du coronavirus, qui se répand comme un brouillard opaque, vient dissimuler cette crise humanitaire – sans précédent depuis 2011, dit-on – il est nécessaire d’agir contre la barbarie, et pour de nouveaux espoirs.

dimanche 09.02.20

Fiction

L’histoire de personne (Questions autour d’un accueil)

par

S est arrivé du Sénégal via la Libye, et en France a trouvé l’hospitalité dans une petite ville de province grâce à un réseau d’accueil. Et puis, accusé de viol et objet d’une vengeance populaire, il en est parti du jour au lendemain. Aucune plainte auprès de la police, des on-dit et des SMS, une scène dont la vérité est indéterminable. Loin de juger qui que ce soit, l’important est de poser une question : « seul.e.s avec nos questions d’accueil, puisque les États européens ont renoncé, que risquons-nous et que faisons-nous risquer aux valeurs que nous défendons, aux droits fondamentaux que nous désirons protéger ? » Marie Cosnay, dont on connaît l’engagement dans les réseaux d’accueil, invite à ce retour sur soi, par les moyens d’une langue qui sait suspendre le jugement.

dimanche 12.05.19

Fiction

Un drapeau sur la lune

par

« Un jour, il y aura sur la lune le drapeau d’Algérie. » Marie Cosnay, toujours attentive, dans son œuvre comme dans son engagement, à l’humanité anonyme, confie aujourd’hui à AOC une variation sur un travail en cours autour de la figure d’un harki. Depuis le 22 février, ce travail d’Algérie a été bouleversé par le Hirak, dont quelques images, mots et émotions sont ici saisis. Un texte inédit.