Caroline Châtelet

Journaliste, critique

Critique et dramatique, Caroline Châtelet naît prématurée avec un angiome à la cheville droite. À trois ans, elle bégaie. À six ans, elle se fait une entorse à la cheville gauche. À huit, elle souffre encore parfois d’énurésie nocturne. À dix-sept, elle commence à se rendre assidûment au théâtre. À vingt-trois, elle écrit son premier article. Depuis, une légère myopie et quelques chutes de vélo mis à part, pas grand chose. Elle continue donc, et collabore aujourd’hui avec les revues/magazines INCISE, Novo, Regards, Théâtre(s), Transfuge, et les sites internet agon et profession-spectacle. Quand elle n’écrit pas pour ces derniers, elle fait de la radio, en équipe avec Flux4 (pour parler cinéma) ou en solo dans un dispositif de radio live (pour parler danse, avec Format, association de développement chorégraphique en Ardèche).

Ses publications sur AOC

jeudi 30 .05

Critique

La ligne continue de Bob Wilson – à propos de Mary said what she said

par Caroline Châtelet

Montant Mary said what she said avec Isabelle Huppert seule en scène, Bob Wilson prolonge son théâtre aux images saisissantes et à la mécanique implacable. Sur un fond mélodique signé Einaudi, le monologue tourmenté de Mary Stuart ressasse le même récit en boucle, la même course vaine : celle d’une femme puissante face au pouvoir et sa tentative de maitriser son destin.

vendredi 29 .03

Critique

Exposer la pensée – à propos de Que viennent les barbares de Myriam Marzouki

par Caroline Châtelet

Avec Que viennent les barbares, la metteuse en scène et autrice Myriam Marzouki invente un spectacle balançant entre didactisme et poésie. Elle porte une pièce au propos intelligent et fouillé, riche quant à son évocation de la multiplicité des visions entourant les concepts et théories liées à l’identité, l’émancipation, la nationalité, le républicanisme ou encore l’intégration. Un travail à l’interprétation rondement menée, où tout peut basculer.

mardi 19 .03

Critique

Lieux communs – sur Opening Night mis en scène par Cyril Teste

par Caroline Châtelet

Adaptant Opening Night de John Cassavetes avec Isabelle Adjani dans le rôle-titre, le jeune metteur en scène Cyril Teste explore avec plus ou moins de bonheur – et d’imprévu – l’indiscernabilité entre un acteur et son rôle. Il joue également d’autres lieux communs, comme les liens entre théâtre et cinéma, la multiplications des dispositifs vidéos sur scène, l’image d’une actrice… qui finissent par plonger la critique dans un abîme d’introspection.

mardi 12 .02

Critique

Face à l’écrasement du réel, la parole – sur Novarina mis en scène

par Caroline Châtelet

En 1988, Valère Novarina publie dans Libération son unique article de presse, Notre parole, avec en arrière plan la guerre Iran-Irak et le spectacle télévisuel. Le metteur en scène Cédric Orain, l’un des rares à maîtriser sur scène l’univers du dramaturge, s’empare aujourd’hui de cette machine verbale qui met le langage en crise pour réaffirmer, en multipliant les registres, la puissance du théâtre.

mercredi 14 .11

Critique

Théâtre de réparation – à propos de « Sopro » de Tiago Rodrigues

par Caroline Châtelet

Avec Sopro, Tiago Rodrigues conçoit un spectacle aussi intelligent qu’émouvant sur la mémoire et les résonances entre l’art et la vie. Reprenant le réel par le théâtre, réparant le premier par le second, le metteur en scène affirme sa croyance fondamentale en la capacité du théâtre à transmettre la vie.