Sophie Bogaert

Critique , Éditrice

Editrice, Sophie Bogaert est cofondatrice et codirectrice de la collection « Qui Vive », aux éditions Buchet/Chastel, où elle publie des romans français depuis 2011.
Elle est également spécialiste de Marguerite Duras. Elle a notamment coédité Les Cahiers de la guerre (P.O.L, 2006), participé à l’édition critique des Œuvres complètes de Duras en Pléiade (T. iii et iv) et publié un volume d’entretiens de l’écrivain, Le dernier des métiers (Editions du Seuil, 2016).

Ses publications sur AOC

vendredi 31.07.20

Critique

Vivre plus loin – à propos de Croire aux fauves de Nastassja Martin

par

Croire aux fauves conte l’histoire d’une initiation mutuelle entre une femme, l’auteure, et un ours qui l’attaque et la mord au visage. Pour ce morceau unique de littérature, l’anthropologue Nastassja Martin invente une écriture inédite où le goût pour le point virgule témoigne d’une pensée en rebonds, une course de rocher en rocher où l’intelligence tournoie, se ramasse sur elle-même pour penser plus loin la métamorphose – celle du corps propre de Nastia, comme celle du monde en train d’advenir. Rediffusion du 20 février 2020.

vendredi 24.04.20

Critique

Unhappy ending – sur Le tiers temps de Maylis Besserie

par

Confiné dans la maison de retraite où il va mourir, le Tiers-Temps, Samuel Beckett se regarde lentement vieillir, en écrivant sa dernière œuvre. C’est le sujet du premier roman de Maylis Besserie, Le Tiers Temps. Entre les souvenirs, les réflexions littéraires et les descriptions d’un corps perçu comme inutile, s’intercalent les notes médicales et les commentaires sur la vie des pensionnaires, qui nous invitent à poser un regard nouveau sur la vieillesse, la mort, la création.

jeudi 20.02.20

Critique

Vivre plus loin – à propos de Croire aux fauves de Nastassja Martin

par

Croire aux fauves conte l’histoire d’une initiation mutuelle entre une femme, l’auteure, et un ours qui l’attaque et la mord au visage. Pour ce morceau unique de littérature, l’anthropologue Nastassja Martin invente une écriture inédite où le goût pour le point virgule témoigne d’une pensée en rebonds, une course de rocher en rocher où l’intelligence tournoie, se ramasse sur elle-même pour penser plus loin la métamorphose – celle du corps propre de Nastia, comme celle du monde en train d’advenir.

vendredi 06.12.19

Critique

Une biographie sorcière – à propos de Giono, furioso d’Emmanuelle Lambert

par

C’est dans un rapport dénué de toute complaisance, d’un ton affectueux, et presque de douceur, qu’Emmanuelle Lambert fait surgir l’intime rencontre, qui se moque de la mort, entre elle et Jean Giono. Le projet biographique est un défi de faire tenir la vie d’autrui en un nombre de pages fini, de se l’approprier – et l’auteure s’en empare – faisant surgir l’image et la chair d’un Giono vivant au détour d’une armature biographique et scientifique efficace et limpide.

vendredi 26.07.19

Critique

La mécanique des pannes – à propos de Neptune Avenue de Bernard Comment

par

Si, avec Neptune Avenue, Bernard Comment ne prophétise pas la fin du monde industriel et l’extinction conjointe de l’humanité, il joue de ces inquiétudes contemporaines, fondées sur des expertises hautement crédibles, pour déployer l’histoire d’un narrateur vieillissant, immobilisé au 21e étage d’un immeuble new-yorkais à la suite d’une gigantesque et soudaine panne d’électricité. Un homme qui, à l’heure du bilan, apparaît comme un passant, quelqu’un qui a contemplé la grande histoire et sa propre vie depuis le bord de la rive. Rediffusion du 9 avril 2019.