Fabrice Gabriel

Écrivain, Critique littéraire

Fabrice Gabriel est écrivain. Il a publié aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & Cie », une manière de trilogie romanesque : Fuir les forêts (2006), Norfolk (2010), Une nuit en Tunisie (2017). Il est également l’auteur d’un essai sur le peintre Jean Fautrier (L’homme ouvert, 2002) et de textes divers pour des revues et catalogues d’exposition. Il a longtemps travaillé comme journaliste culturel et critique littéraire, pour les Inrockuptibles et à la radio (en particulier à France Inter). Né à la frontière allemande, il a vécu à Paris, puis à New York où il fut attaché culturel, en charge du Bureau du Livre français, et désormais à Berlin, où il a dirigé pendant cinq ans l’Institut français. Ses livres se nourrissent volontiers de références aux artistes, peintres, cinéastes, musiciens ou écrivains qu’il aime. Ni autofictions, ni récits traditionnels, ils tentent de dire un certain trouble du temps, le rapport entre la commune expérience du présent et le travail singulier de la mémoire (à moins que cela ne soit l’inverse).

Ses publications sur AOC

lundi 04 .11

Critique

Un autre dimanche – à propos d’Un dimanche à Ville-d’Avray de Dominique Barbéris

par

Du Dimanche de la vie de Raymond Queneau aux Dimanches d’août de Patrick Modiano, et sans même remonter aux Complaintes de Jules Laforgue, il existe une longue tradition littéraire du dimanche, que Dominique Barbéris prolonge dans un beau roman mélancolique et, à sa façon, très « français », ce qui explique peut-être qu’il ait eu longtemps sa place sur la liste des sélectionnés pour le Prix Goncourt, comme sur celle du Femina. Un dimanche à Ville-d’Avray est pourtant un livre singulier, qui pose sans en avoir l’air la question de l’universalité possible (des charmes) de la littérature.

jeudi 24 .10

Critique

Un homme singulier – à propos du Peuple de mon père de Yaël Pachet

par

Dans Le Peuple de mon père, Yaël Pachet fait le portrait de son père défunt, Pierre. Professeur, intellectuel, pilier de la Quinzaine littéraire de Maurice Nadeau, Pierre Pachet (1937-2016) devint à proprement parler écrivain sur le tard, avec un livre assez extraordinaire, Autobiographie de mon père, où il racontait, ainsi, la vie de son propre père à la première personne… Ce n’est pas ce qu’a choisi de faire ici sa fille, mais c’est encore une affaire de filiation et de famille, d’identité, peut-être de genre, et surtout de littérature : rendre justice à son père, c’est trouver la justesse d’une forme, dans un livre qui respecte – magnifiquement – la singularité de son sujet.

jeudi 12 .09
lundi 26 .08

Critique

Un premier nouveau nouveau nouveau roman ? À propos de Rétine de Théo Casciani

par

Avec Rétine, premier opus extraordinairement ambitieux, Théo Casciani pose de façon originale la question – presque générationnelle – de ce que peut être le roman aujourd’hui, au regard d’autres pratiques qui fatalement le nourrissent et d’une certaine façon le contaminent, et dont ce qu’il est convenu d’appeler l’art contemporain exploite d’abondance les potentialités virtuelles, technologiques, numériques…

lundi 29 .07

Critique

Être l’autre en étant soi – sur Dans le faisceau des vivants de Valérie Zenatti

par

Valérie Zenatti fut la traductrice de l’écrivain israëlien Aharon Appelfeld avec qui elle avait une relation d’amitié profonde, construite par les mots – et les silences – qu’ils partageaient. À la mort de ce dernier, elle ne peut se résoudre à perdre la voix qu’elle portait et engage une quête sensible à Czernowitz, lieu de naissance de l’écrivain. C’est cette expérience qu’elle a écrit, comme un diptyque ouvert sur la vie. Rediffusion du 18 février 2019.