Fabrice Gabriel

Écrivain, Critique littéraire

Fabrice Gabriel est écrivain. Il a publié aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & Cie », une manière de trilogie romanesque : Fuir les forêts (2006), Norfolk (2010), Une nuit en Tunisie (2017). Il est également l’auteur d’un essai sur le peintre Jean Fautrier (L’homme ouvert, 2002) et de textes divers pour des revues et catalogues d’exposition. Il a longtemps travaillé comme journaliste culturel et critique littéraire, pour les Inrockuptibles et à la radio (en particulier à France Inter). Né à la frontière allemande, il a vécu à Paris, puis à New York où il fut attaché culturel, en charge du Bureau du Livre français, et désormais à Berlin, où il a dirigé pendant cinq ans l’Institut français. Ses livres se nourrissent volontiers de références aux artistes, peintres, cinéastes, musiciens ou écrivains qu’il aime. Ni autofictions, ni récits traditionnels, ils tentent de dire un certain trouble du temps, le rapport entre la commune expérience du présent et le travail singulier de la mémoire (à moins que cela ne soit l’inverse).

Ses publications sur AOC

jeudi 19 .03
jeudi 12 .03

Critique

Un grand individuel – à propos d’Un écrivain aux aguets de Pierre Pachet

par

En 2016 disparaissait l’écrivain Pierre Pachet, laissant derrière lui une œuvre marquante et singulière. Bel écho au livre-hommage de sa fille Yaël, Le Peuple de mon père, paru en 2019, la publication de ce recueil d’Œuvres choisies salue la plume fascinante, parfois « inquiétante », d’un auteur résolument engagé, qui savait mieux que personne entremêler quête de soi et plongée dans l’Histoire.

vendredi 21 .02

Critique

Un peu de silence – à propos de Harpo de Fabio Viscogliosi

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Avec Harpo, fausse biographie mais parfaitement documentée de l’un des frères Marx, le musicien, chanteur, merveilleux dessinateur et simplement poète Fabio Viscogliosi livre un roman en forme de parenthèse, qui dérive à partir d’un épisode dont on aimerait qu’il soit réel, tant il semble juste – juste comme le serait une note, rare, dans une pièce musicale.

jeudi 16 .01

Critique

Mange tes morts ! – à propos de Voir de ses propres yeux d’Hélène Giannecchini

par

Voir de ses propres yeux, c’est le défi que se lance Hélène Giannecchini dans un second livre qui peut se lire comme une expérience, davantage encore que comme un roman, ou plutôt comme la tentative de confronter une aventure personnelle à la possibilité de son explicitation théorique, documentée. « Voir de ses propres yeux », c’est s’aider des textes que l’on lit, que l’on cite, que l’on scrute, pour y distinguer à la manière d’un palimpseste ce qui ne se peut regarder fixement, la mort même.

mercredi 08 .01

Critique

Une voix et des fantômes – à propos de Je ne répondrai plus jamais de rien de Linda Lê

par

Je ne répondrai plus jamais de rien est le chant de mort d’une mère disparue, mais aussi la quête d’une fille qui, elle, continue de chercher des réponses. C’est au creux de l’absence que s’élève l’appel aux mots, aux voix, parfois échos, parfois fantasmes, qui interrogent le mystère de la disparition – que celle-ci ait lieu dans la mort ou par le refuge dans l’imaginaire. Un livre d’incantation donc, que Linda Lê signe une fois encore dans une langue en toute en tension retenue, un livre de fantômes à la présence unique.