Fabrice Gabriel

Écrivain, Critique littéraire

Fabrice Gabriel est écrivain. Il a publié aux éditions du Seuil, dans la collection « Fiction & Cie », une manière de trilogie romanesque : Fuir les forêts (2006), Norfolk (2010), Une nuit en Tunisie (2017). Il est également l’auteur d’un essai sur le peintre Jean Fautrier (L’homme ouvert, 2002) et de textes divers pour des revues et catalogues d’exposition. Il a longtemps travaillé comme journaliste culturel et critique littéraire, pour les Inrockuptibles et à la radio (en particulier à France Inter). Né à la frontière allemande, il a vécu à Paris, puis à New York où il fut attaché culturel, en charge du Bureau du Livre français, et désormais à Berlin, où il a dirigé pendant cinq ans l’Institut français. Ses livres se nourrissent volontiers de références aux artistes, peintres, cinéastes, musiciens ou écrivains qu’il aime. Ni autofictions, ni récits traditionnels, ils tentent de dire un certain trouble du temps, le rapport entre la commune expérience du présent et le travail singulier de la mémoire (à moins que cela ne soit l’inverse).

Ses publications sur AOC

lundi 09 .07

Critique

Genet, Jean, Marcel, matricule 192.201

par Fabrice Gabriel

Plus encore qu’un essai biographique ou d’interprétation, le livre très personnel d’Emmanuelle Lambert, Apparitions de Jean Genet, est une sorte d’hommage à la beauté possible des archives et à leur puissance d’évocation, quand il s’agit de rêver la vérité d’un poète à partir de ses traces, fragmentaires, éparses, émouvantes.

lundi 18 .06

Critique

John le Carré : un écrivain pour enfants ?

par Fabrice Gabriel

L’héritage des espions, le dernier livre de John le Carré, 87 ans, est un grand livre mélancolique mais tonique : l’occasion de revenir sur l’œuvre singulière de cet écrivain génial qui n’a pas fait que révolutionner le roman d’espionnage au temps de la guerre froide…

lundi 04 .06

Critique

Le Stade de Wimbledon , un grand livre délicat

par Fabrice Gabriel

Livre « culte » d’un auteur rare, aujourd’hui silencieux, Le Stade de Wimbledon apparaît comme une de balise singulière dans l’histoire littéraire récente, qui suggère un certain rapport de l’écriture au monde, dont la nouveauté n’est peut-être pas éteinte. Trente-cinq ans après sa publication originale en Italie, les éditions du Seuil republient en traduction ce premier roman de Daniele Del Giudice, qui fut adapté au cinéma en 2002 par Mathieu Amalric.

mardi 08 .05

Critique

Antithèses, figures de thésards

par Fabrice Gabriel

Avec Antithèses, Charles Coustille présente trois monographies passionnantes de « thésards » problématiques (Péguy, Paulhan, Barthes), et à travers elles il examine les tensions entre littérature et normes académiques. Il dresse alors un tableau contemporain des relations entre écrivains, universitaires et critiques, et le portrait du doctorant en lecteur infatigable.

jeudi 05 .04