Jean-Marie Hordé

Directeur du Théâtre de la Bastille, Paris

Jean-Marie Hordé est directeur du théâtre de la Bastille depuis 1989.

Après avoir commencé des études de lettres, il décide de se consacrer à la philosophie. Il devient ensuite critique littéraire pour plusieurs journaux, dont Le Quotidien de Paris et Les Nouvelles Littéraires. En 1973, il est nommé conseiller attaché à la préfecture des Hauts-de-Seine. Il prend la direction du théâtre de Cergy-Pontoise en 1979 et participe au conseil national du Syndeac.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages parus aux Solitaires Intempestifs : L’Artiste et le Populiste (Quel peuple pour quel théâtre ?) (2017), Le Démocratisateur (2011), Un directeur de théâtre (2008) et La Mort dans l’âme (2003).

Ses publications sur AOC

jeudi 03 .10

Opinion

L’interprétation, un accès nécessaire à la démocratie

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Les faux-monnayeurs de la culture populaire entretiennent avec les populismes une complicité antidémocratique. Réduire le peuple à la voix de son chef auto-proclamé ou la culture à l’immédiateté de la satisfaction relève d’un même hold-up. Face à ce double danger, le théâtre peut proposer une tout autre expérience : celle de l’interprétation.

mardi 10 .09

Opinion

Contre le populisme, la Présence

par

Dans un monde menacé par l’empire des visibilités et les mensonges populistes, le théâtre peut fournir un remède inattendu. C’est en effet le lieu où se pense, se réalise l’expérience de la Présence, nécessaire à la création d’une relation non marchande échappant à toute technique, rare îlot d’indépendance devant les pressions consuméristes. L’enjeu n’est pas mince puisque ce qui se joue ici, c’est la liberté. Liberté de penser et de sentir, liberté de se reconstituer autre, liberté d’accéder à une identité narrative.

mardi 16 .04

Opinion

Une crise de la parole

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La parole politique semble, plus qu’avant, être traversée de fake news, de théories complotistes, de rumeurs infondées, de doubles discours, si cet élan sophiste n’est pas neuf, il incarne une crise de la parole. Et lorsque la réalité des faits s’absente et que la parole qui les rapporte divague, que cela signifie-t-il de l’état de la démocratie, avant toute chose régime de parole ? Être démocrate n’est-ce pas porter une attention totale à une juste répartition de la parole ?

lundi 29 .10

Opinion

L’impossible ministre de la Culture

par

Lorsque la langue n’est plus qu’un outil et l’évènement une curiosité de passage, l’art est en danger. Ce n’est pas le manque d’argent seulement qui guette la culture, c’est l’indifférence polie ou instrumentalisée. Les conséquences sont dramatiques, car seule une parole libre peut s’opposer aux profiteurs de la peur.

mardi 06 .02

Opinion

Il n’y a pas de politique culturelle

par

Face au double péril du populisme et de l’intégrisme, il est urgent de réenchanter une véritable politique de la culture, aussi lente qu’ambitieuse, pour multiplier les accès aux œuvres mais aussi à l’expérience de leurs interprétations.