Alexandre Gefen

Critique Littéraire, Directeur de recherche au CNRS - Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle

Alexandre Gefen est critique littéraire et directeur de recherche au CNRS (UMR Thalim/Université Paris 3 – Sorbonne nouvelle).

Agrégé de lettres modernes et docteur de l’université Paris 4 -Sorbonne, habilité à Diriger des Recherches, Alexandre Gefen a été postdoc à l’Université de Neuchâtel, puis Maitre de Conférences à l’Université de Bordeaux 3 et Chargé de Recherche au Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises (CNRS-Université Paris 4).

Il travaille sur la théorie littéraire, les littératures contemporaines et les Humanités numériques. Il est par ailleurs critique littéraire.

Fondateur de Fabula.org, Alexandre Gefen s’intéresse parallèlement aux champs des Humanités numériques, à travers des travaux portant sur le web scientifique, la philologie numérique et ses enjeux épistémologiques, les écritures en réseau et les cultures numériques.

Dernières parutions : Vies imaginaires de la littérature française, Paris, Gallimard, 2014 ; Art et émotions, Armand Colin, 2015 ; Inventer une vie. La fabrique littéraire de l’individu, Les Impressions Nouvelles, 2015. Réparer le monde. La littérature française face au XXIe siècle, Corti, 2017.

Ses publications sur AOC

vendredi 16.10.20

Analyse

Résilience, vous avez dit résilience ?

par

La résilience, notion clef de la psychologie positive contemporaine, est aussi le nom de l’opération lancée le 25 mars 2020 par l’armée française pour contribuer à la « guerre » contre l’épidémie. Revenir au contexte d’émergence et aux sources idéologiques de cette notion permet de comprendre son glissement d’un projet d’empowerment de l’individu à un principe d’autocontrôle, de la résilience à la guerre à l’idée d’une guerre comme forme de résilience. Devenue concept politique, la résilience impose une critique politique.

mardi 25.08.20

Analyse

Les liens faibles au secours de la cohésion sociale

par et

Chacun ou chacune d’entre nous se trouve à un peu moins de cinq « liens faibles » de n’importe quel autre individu sur Terre. Ces liens étrangers aux solidarités familiales, professionnelles et amicales immédiates créent des nouvelles solidarités, qu’on voit par exemple à l’œuvre lors de l’occupation d’une place ou d’un rond-point. À L’ère numérique, les liens faibles deviennent une nouvelle source de résistance contre l’individualisme et les forces de désolidarisation. On comprend alors mieux comment les interactions sur les réseaux sociaux, les échanges de basse intensité, sont capables de puissantes mobilisations. Rediffusion du 21 février 2020.

vendredi 21.02.20

Analyse

Les liens faibles au secours de la cohésion sociale

par et

Chacun ou chacune d’entre nous se trouve à un peu moins de cinq « liens faibles » de n’importe quel autre individu sur Terre. Ces liens étrangers aux solidarités familiales, professionnelles et amicales immédiates créent des nouvelles solidarités, qu’on voit par exemple à l’œuvre lors de l’occupation d’une place ou d’un rond-point. À L’ère numérique, les liens faibles deviennent une nouvelle source de résistance contre l’individualisme et les forces de désolidarisation. On comprend alors mieux comment les interactions sur les réseaux sociaux, les échanges de basse intensité, sont capables de puissantes mobilisations.

vendredi 22.02.19

Critique

Tristan Garcia, écrivain total – à propos de Âmes

par

Faire un tableau de la souffrance, non pour peindre en dorure l’extraordinaire des héros marquant légendes et Histoire, mais pour peindre en fresque l’histoire des oubliés, des désespérés, du misérable comme du glorieux, en somme de tout ce qui fut vivant. Avec son dernier ouvrage – premier volet d’une trilogie –, Âmes , Tristan Garcia engage cette ambitieuse entreprise avec une liberté temporelle et spatiale manifestant la volonté d’écrire une histoire totale du monde.

mardi 18.12.18

Critique

Houellebecq, grand consolateur ?

par

Quelle lecture partielle que celle qui fait de Michel Houellebecq le grand romancier du découragement, des affres réactionnaires et de la lassitude du monde néolibéral ! L’œuvre de Houellebecq, ainsi que la lit Agathe Novak-Lechevalier dans Houellebecq, l’art de la consolation, sait se donner parfois quelques accents prophétiques et dépasser la fadeur du réel pour chercher « la poursuite du bonheur », la « possibilité d’une île » et, bientôt, la sérotonine…