Dominique Colas

Politiste, Professeur à Sciences Po

Dominique Colas est professeur émérite de Science politique à Sciences Po Paris et chercheur au CERI (FNSP/CNRS).
Il a été professeur de philosophie dans le secondaire et chargé de cours au département de psychanalyse de l’université de Vincennes. Après avoir soutenu sa thèse, La théorie du parti révolutionnaire chez Lénine et ses implications politiques, il a réussi le concours d’agrégation de science politique en 1981. Il a été professeur à l’université de Nancy II, puis à celle de Paris Dauphine et à Sciences Po. Il y a dirigé le Cycle supérieur sur l’Europe de l’Est et la Russie.

Il a publié plusieurs ouvrages et de nombreux articles ce qui lui a valu d’être invité par exemple au MGIMO à Moscou, à l’Université européenne de Saint-Pétersbourg, à l’université de Durham, à l’université Waseda à Tokyo ou à la LUISS de Rome. Sa Sociologie politique (PUF, 2006) a été traduite en russe alors que plusieurs de ses publications ont été traduites en anglais, roumain, portugais, géorgien.

Il a travaillé sur le nationalisme et la théorie politique. Il a notamment publié Nationalité et citoyenneté (Gallimard, 2004), Races et racismes de Platon à Derrida (Plon, 2004), et rédigé « La Grammaire politique de l’Occident » en avant-propos de la Constitution d’Athènes d’Aristote et la Constitution de Sparte de Xénophon (Gallimard, 1996). Son ouvrage Généalogie de la société civile et du fanatisme (Grasset, 1992) a fondé sa contribution à des ouvrages collectifs sur les sociétés civiles en Europe de l’Est. Il a aussi publié un recueil des constitutions soviétiques et russes aux PUF.

Son premier livre, Le léninisme (PUF, 1982) aborde la doctrine de Lénine sous un angle synchronique alors que son dernier livre, Lénine (Fayard, 2017) est centrée sur la logique révolutionnaire de Lénine de 1917 à 1923.

Son site : http://mapage.noos.fr/dcolas/

Ses publications sur AOC

lundi 29.06.20

Analyse

Poutine président perpétuel

par

Depuis le 25 juin et jusqu’au 1er juillet, les Russes sont appelés aux urnes pour un référendum qui, sous couvert notamment de « garantir que l’histoire ne soit pas falsifiée », doit permettre à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036. L’interdiction de contester l’histoire officielle se confond avec l’interdiction de contester le pouvoir, au nom de la stabilité, du patriotisme et de la continuité. Au profit de l’homme fort du Kremlin.

vendredi 20.12.19

Critique

Vies de Staline – à propos de trois biographies

par

La biographie occupe une place considérable dans l’histoire du communisme. Staline l’avait bien compris qui, devenu maître des biographies communistes, pouvait si aisément sélectionner ses soutiens, et éliminer les autres. Il faut donc lire avec attention les biographies de Joseph Djougachvili, comme récemment celles de Robert Littell, Oleg Khlevniuk et Stephen Kotkin. Toutes cherchent sa singularité proche de la monstruosité, mais Staline était-il vraiment une exception au sein de la nomenklatura ?

mardi 12.02.19

Opinion

Le RIC et ses embarras : Roumanie, Venezuela, France

par

Revendication phare des « gilets jaunes », le référendum d’initiative citoyenne demeure peu pratiqué dans d’autres pays. Un petit détour par la Roumanie et le Venezuela permet toutefois de se faire une petite idée de ce que donnerait la mise en œuvre d’un RIC tel que le proposent aussi bien Etienne Chouard que La France Insoumise.

vendredi 28.09.18

Critique

Alain Badiou, la révolution et le communisme

par

Avec Petrograd, Shanghai. Les deux révolutions du XXe siècle, Alain Badiou propose des récits pour le moins erronés de la révolution d’octobre 1917 et de la Révolution culturelle prolétarienne de 1967. Le philosophe manque complètement l’autoritarisme et la férocité des appareils centraux ayant piloté chacun des événements : les soviets de 17 n’ont donc jamais obtenu « tout le pouvoir » ; pas plus que les antagonistes de la ligne maoïste n’ont survécu à 67.

mercredi 21.03.18

Analyse

Poutine ou l’autoritarisme de l’État de puissance

par

Loin d’être l’État de droit autoproclamé qu’elle prétend, la Russie apparaît dépourvue de société civile et livrée aux mains du réseau d’un petit groupe de dirigeants du plus haut rang évoluant dans des sphères d’activité différentes. La réélection de Poutine permet de mieux comprendre la nature du régime qu’il dirige de manière autoritaire : un État de puissance.