Bertrand Naivin

Théoricien de l’art et des médias, Chercheur associé au laboratoire Art des images et art contemporain (AIAC) et enseigne à l’Université Paris-8

Bertrand Naivin est théoricien de l’art et des médias. Il est chercheur associé au laboratoire Art des images et art contemporain (AIAC) et enseigne à l’Université Paris-8. Après avoir travaillé sur une relecture des œuvres du Pop art américain, ses travaux actuels portent sur le selfie, les réseaux sociaux et le smartphone comme producteurs d’un nouveau rapport à soi, aux autres et au monde.

Il est l’auteur de Monstres 2.0, l’autre visage des réseaux sociaux, (François Bourin, 2018), Selfie(s), analyses d’une pratique plurielle (dir.), (Hermann, 2018), Sur la laideur (dir.), (Complicités, 2018), Selfie, un nouveau regard photographique, (L’Harmattan, 2016), Lichtenstein, de la tête moderne au profil Facebook, (L’Harmattan, 2014), et de Corps abstrait : la représentation du corps dans le Pop art américain (Éditions Universitaires Européennes, 2012) ainsi que de plusieurs textes parus dans des livres collectifs. Il contribue également à la revue Esprit, à La Ruche Media et au Huffington Post.

Ses publications sur AOC

mardi 30 .07

Critique

Fortnite : jeu-culte d’une génération gestionnaire et présentiste

par Bertrand Naivin

Produit d’un néo-jeunisme généralisé, le jeu vidéo à succès Fortnite réfléchit le présentisme désenchanté et gestionnaire qui caractérise un XXIe siècle marqué par la limite et qui ne sait plus projeter l’individu vers autre chose que lui-même. Il s’offre comme le miroir d’une contemporanéité dans lequel s’exprime une société sans grandeur ni missions et, pour cela, obsédée par la gestion amusée et désabusée d’elle-même. Rediffusion du 24 janvier 2019.

vendredi 28 .06

Critique

Parce qu’être Humain c’est être « presque » – sur l’exposition de Thomas Houseago

par Bertrand Naivin

Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente jusqu’au 14 juillet la première rétrospective en France de Thomas Houseago, artiste anglais installé aux Etats-Unis. « Almost Human » retrace ainsi les différentes évolutions de son travail, depuis ses œuvres des années 1990 jusqu’à ses dernières réalisations. L’occasion d’inviter l’espace de l’atelier de l’artiste au sein de celui du musée.

mardi 21 .05

Critique

Morts-vivants ou vivants-morts ? – à propos de The Dead Don’t Die de Jim Jarmusch

par Bertrand Naivin

Et si la multiplication des productions déclinant la figure du zombie trahissait une société emprisonnée elle-même dans son présent, privée d’à-venir enchanteur, à la recherche de distractions pour se maintenir en non-vie. Une vie morte d’espérance, une mort vivante de loisirs. Pour le réalisateur de The Dead Don’t Die, les « zombies, ce n’est plus Godzilla ou Frankenstein, c’est nous ».

jeudi 24 .01

Critique

Fortnite : jeu-culte d’une génération gestionnaire et présentiste

par Bertrand Naivin

Produit d’un néo-jeunisme généralisé, le jeu vidéo à succès Fortnite réfléchit le présentisme désenchanté et gestionnaire qui caractérise un XXIème siècle marqué par la limite et qui ne sait plus projeter l’individu vers autre chose que lui-même. Il s’offre comme le miroir d’une contemporanéité dans lequel s’exprime une société sans grandeur ni missions et, pour cela, obsédée par la gestion amusée et désabusée d’elle-même.

mercredi 10 .10

Critique

De l’art comme moyen de retrouver le réel – à propos d’une exposition autour du Caravage

par Bertrand Naivin

Présentée au Musée Jacquemart-André, l’exposition « Caravage à Rome, amis et ennemis » apparaît comme une mise en scène de la vie du peintre. Or celui-ci résiste à cette tentative autant qu’il joue avec : dans son œuvre, il n’use de ressorts théâtraux que pour révéler la nature dramaturgique de l’art pictural. Pour retrouver le réel, il met en scène la mise en scène.