Bertrand Naivin

Théoricien de l’art et des médias, Chercheur associé au laboratoire Art des images et art contemporain (AIAC) et enseigne à l’Université Paris-8

Bertrand Naivin est théoricien de l’art et des médias. Il est chercheur associé au laboratoire Art des images et art contemporain (AIAC) et enseigne à l’Université Paris-8. Après avoir travaillé sur une relecture des œuvres du Pop art américain, ses travaux actuels portent sur le selfie, les réseaux sociaux et le smartphone comme producteurs d’un nouveau rapport à soi, aux autres et au monde.

Il est l’auteur de Monstres 2.0, l’autre visage des réseaux sociaux, (François Bourin, 2018), Selfie(s), analyses d’une pratique plurielle (dir.), (Hermann, 2018), Sur la laideur (dir.), (Complicités, 2018), Selfie, un nouveau regard photographique, (L’Harmattan, 2016), Lichtenstein, de la tête moderne au profil Facebook, (L’Harmattan, 2014), et de Corps abstrait : la représentation du corps dans le Pop art américain (Éditions Universitaires Européennes, 2012) ainsi que de plusieurs textes parus dans des livres collectifs. Il contribue également à la revue Esprit, à La Ruche Media et au Huffington Post.

Ses publications sur AOC

lundi 11 .11

Critique

Aux sources de notre humanité – à propos de l’exposition Nous les arbres à la Fondation Cartier

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Poétiser l’environnement par-delà les discours qui en prophétisent la fin, l’aimer pour mieux la sauver à défaut de faire le deuil, impuissant, de son irrémédiable déclin. Le flâneur de l’exposition Nous les arbres est invité à plonger dans une forêt onirique dont la beauté d’une coexistence harmonieuse entre l’humain et le végétal est exprimée au prisme de nouvelles espèces d’œuvres.

mercredi 02 .10

Critique

Crimes contre la sensibilité – à propos de Dora l’exploratrice et du Roi Lion

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La retranscription de dessins animés en films est devenue une pratique courante, au point qu’on a vu cet été sur nos écrans, coup sur coup, une transposition filmique du Roi Lion par Jon Favreau et de Dora l’exploratrice par James Bobin. L’imaginaire se voit ainsi congédié par la technologie qui augmente le réel à la place de l’enfant, au détriment de son imaginaire et sa sensibilité.

mardi 30 .07

Critique

Fortnite : jeu-culte d’une génération gestionnaire et présentiste

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Produit d’un néo-jeunisme généralisé, le jeu vidéo à succès Fortnite réfléchit le présentisme désenchanté et gestionnaire qui caractérise un XXIe siècle marqué par la limite et qui ne sait plus projeter l’individu vers autre chose que lui-même. Il s’offre comme le miroir d’une contemporanéité dans lequel s’exprime une société sans grandeur ni missions et, pour cela, obsédée par la gestion amusée et désabusée d’elle-même. Rediffusion du 24 janvier 2019.

vendredi 28 .06

Critique

Parce qu’être Humain c’est être « presque » – sur l’exposition de Thomas Houseago

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente jusqu’au 14 juillet la première rétrospective en France de Thomas Houseago, artiste anglais installé aux Etats-Unis. « Almost Human » retrace ainsi les différentes évolutions de son travail, depuis ses œuvres des années 1990 jusqu’à ses dernières réalisations. L’occasion d’inviter l’espace de l’atelier de l’artiste au sein de celui du musée.

mardi 21 .05

Critique

Morts-vivants ou vivants-morts ? – à propos de The Dead Don’t Die de Jim Jarmusch

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Et si la multiplication des productions déclinant la figure du zombie trahissait une société emprisonnée elle-même dans son présent, privée d’à-venir enchanteur, à la recherche de distractions pour se maintenir en non-vie. Une vie morte d’espérance, une mort vivante de loisirs. Pour le réalisateur de The Dead Don’t Die, les « zombies, ce n’est plus Godzilla ou Frankenstein, c’est nous ».