Bertrand Naivin

Théoricien de l’art et des médias, Chercheur associé au laboratoire Art des images et art contemporain (AIAC) et enseigne à l’Université Paris-8

Bertrand Naivin est théoricien de l’art et des médias. Il est chercheur associé au laboratoire Art des images et art contemporain (AIAC) et enseigne à l’Université Paris-8. Après avoir travaillé sur une relecture des œuvres du Pop art américain, ses travaux actuels portent sur le selfie, les réseaux sociaux et le smartphone comme producteurs d’un nouveau rapport à soi, aux autres et au monde.

Il est l’auteur de Monstres 2.0, l’autre visage des réseaux sociaux, (François Bourin, 2018), Selfie(s), analyses d’une pratique plurielle (dir.), (Hermann, 2018), Sur la laideur (dir.), (Complicités, 2018), Selfie, un nouveau regard photographique, (L’Harmattan, 2016), Lichtenstein, de la tête moderne au profil Facebook, (L’Harmattan, 2014), et de Corps abstrait : la représentation du corps dans le Pop art américain (Éditions Universitaires Européennes, 2012) ainsi que de plusieurs textes parus dans des livres collectifs. Il contribue également à la revue Esprit, à La Ruche Media et au Huffington Post.

Ses publications sur AOC

jeudi 24 .01

Critique

Fortnite : jeu-culte d’une génération gestionnaire et présentiste

par Bertrand Naivin

Produit d’un néo-jeunisme généralisé, le jeu vidéo à succès Fortnite réfléchit le présentisme désenchanté et gestionnaire qui caractérise un XXIème siècle marqué par la limite et qui ne sait plus projeter l’individu vers autre chose que lui-même. Il s’offre comme le miroir d’une contemporanéité dans lequel s’exprime une société sans grandeur ni missions et, pour cela, obsédée par la gestion amusée et désabusée d’elle-même.

mercredi 10 .10

Critique

De l’art comme moyen de retrouver le réel – à propos d’une exposition autour du Caravage

par Bertrand Naivin

Présentée au Musée Jacquemart-André, l’exposition « Caravage à Rome, amis et ennemis » apparaît comme une mise en scène de la vie du peintre. Or celui-ci résiste à cette tentative autant qu’il joue avec : dans son œuvre, il n’use de ressorts théâtraux que pour révéler la nature dramaturgique de l’art pictural. Pour retrouver le réel, il met en scène la mise en scène.

lundi 20 .08

Critique

Klimt à l’Atelier des Lumières, ou la peinture à son état ectoplasmique

par Bertrand Naivin

À l’Atelier des Lumières, l’exposition immersive Gustave Klimt se veut une nouvelle façon de montrer et de voir la peinture. Mais la reproduction numérique des œuvres, en faisant fi de leur matérialité originelle, altère l’émotion qu’aurait pu ressentir le visiteur face à l’objet composé et peint par l’artiste. Une performance technologique qui impressionne mais ne touche plus.

mardi 19 .06

Critique

Les flots de peinture du Tintoret

par Bertrand Naivin

Très loin du disegno des peintres du classicisme florentin, c’est la peinture qui naît avec Jacopo Robusti dit le Tintoret, dont une partie de la production de « jeunesse » est exposée au Musée du Luxembourg. Dans un tableau, nous ne regarderions au final ni un vase ni un paysage, pas même les traits d’un roi mais… de la peinture. Seulement de la peinture.

vendredi 25 .05

Opinion

Enterrons le # de guerre

par Bertrand Naivin

Après l’indignation suite à l’affaire Naomi Musenga, le déchaînement de violence sur les réseaux sociaux contre certains personnels du SAMU provoque sidération et malaise. Il révèle une nouvelle fois le pire des réseaux sociaux et de la culture du hashtag. Tout se passe comme si, dans notre monde de connexion par écran interposé, toute empathie pouvait disparaître, pour faire émerger le Troll en chacun de nous.