Aurélien Gras

Critique, Doctorant en études cinématographiques

Aurélien Gras est doctorant et enseignant en études cinématographiques et audiovisuelles. Ses recherches portent sur l’acteur de cinéma et sur le cinéma contemporain, français en particulier.

Ses publications sur AOC

mercredi 16 .10

Critique

D’amour ou d’amitié – sur Matthias et Maxime de Xavier Dolan

par Aurélien Gras

Avec Matthias et Maxime, Xavier Dolan se penche sur l’histoire d’une bande d’amis, bouleversée par un baiser échangé par deux d’entre eux. Le réalisateur et acteur québecois semble, à travers ce film plus calme qu’à l’habitude, livrer une partie de sa vie, comme s’il nous présentait ses amis, dont il affirme être amoureux – tout en mettant en garde contre une lecture trop autofictionnelle.

vendredi 06 .09

Critique

Désirs subversifs – à propos d’Une fille facile de Rebecca Zlotowski

par Aurélien Gras

Avec Une fille facile, Rebecca Zlotowski signe un film aussi intelligent qu’ouvert dont principale force consiste à faire flotter voire exsuder un trouble des sens et, plus encore, du sens. Une œuvre qui perturbe ou bouscule nos schèmes de pensée en laissant ouvertes certaines questions posées et subsumées par une Zahia Dehar qui conserve tout son mystère.

vendredi 07 .06

Critique

Virginie Efira rouge sang – sur Sibyl, de Justine Triet

par Aurélien Gras

Ce que Justine Triet s’efforce de faire avec Sybil, son troisième film, tient à un fil. On y trouve autant d’idées, d’ambition, de générosité et d’allant que dans La Bataille de Solférino mais le propos y apparaît serti dans une forme plus unifiée. Demeurent pourtant toujours des aspérités, et c’est tant mieux car comme le disait Truffaut « un film sans défaut est irrespirable ».

mercredi 03 .04

Critique

L’« énervant » Xavier Dolan – à propos de Ma vie avec John F. Donovan

par Aurélien Gras

Le cinéaste le plus célèbre de sa génération et du cinéma québécois contemporain est de retour. Pour son premier film américain, son septième en dix ans de carrière, après une production compliquée et tumultueuse, il ne se départ guère de ses thèmes de prédilection, l’homosexualité et le rapport avec la mère notamment, ni de sa mise en scène viscérale et chatoyante – avec une facture forcément plus hollywoodienne. Le prodige québécois n’a pas perdu de son talent, il est toujours aussi énervant, on l’aime toujours autant.

jeudi 31 .01

Critique

Un chant du cygne formaliste – sur An elephant sitting still de Hu Bo

par Aurélien Gras

Premier film, An elephant sitting still demeurera une œuvre unique, Hu Bo ayant décidé à 29 ans de mettre fin à ses jours. D’emblée immense formaliste, le jeune réalisateur chinois a baigné son long métrage d’une noirceur scintillante, en écho au ton irrésistiblement élégiaque qu’il a choisi pour soutenir un dispositif de mise en scène clair, souverain et singulier. Un film pour toujours.