Aurélien Gras

Critique, Doctorant en études cinématographiques

Aurélien Gras est doctorant et enseignant en études cinématographiques et audiovisuelles. Ses recherches portent sur l’acteur de cinéma et sur le cinéma contemporain, français en particulier.

Ses publications sur AOC

vendredi 07 .06

Critique

Virginie Efira rouge sang – sur Sibyl, de Justine Triet

par Aurélien Gras

Ce que Justine Triet s’efforce de faire avec Sybil, son troisième film, tient à un fil. On y trouve autant d’idées, d’ambition, de générosité et d’allant que dans La Bataille de Solférino mais le propos y apparaît serti dans une forme plus unifiée. Demeurent pourtant toujours des aspérités, et c’est tant mieux car comme le disait Truffaut « un film sans défaut est irrespirable ».

mercredi 03 .04

Critique

L’« énervant » Xavier Dolan – à propos de Ma vie avec John F. Donovan

par Aurélien Gras

Le cinéaste le plus célèbre de sa génération et du cinéma québécois contemporain est de retour. Pour son premier film américain, son septième en dix ans de carrière, après une production compliquée et tumultueuse, il ne se départ guère de ses thèmes de prédilection, l’homosexualité et le rapport avec la mère notamment, ni de sa mise en scène viscérale et chatoyante – avec une facture forcément plus hollywoodienne. Le prodige québécois n’a pas perdu de son talent, il est toujours aussi énervant, on l’aime toujours autant.

jeudi 31 .01

Critique

Un chant du cygne formaliste – sur An elephant sitting still de Hu Bo

par Aurélien Gras

Premier film, An elephant sitting still demeurera une œuvre unique, Hu Bo ayant décidé à 29 ans de mettre fin à ses jours. D’emblée immense formaliste, le jeune réalisateur chinois a baigné son long métrage d’une noirceur scintillante, en écho au ton irrésistiblement élégiaque qu’il a choisi pour soutenir un dispositif de mise en scène clair, souverain et singulier. Un film pour toujours.

jeudi 27 .09

Critique

La Shéhérazade de Marlin l’enchanteur marseillais

par Aurélien Gras

À Marseille, deux adolescents s’aiment passionnément dans un univers brutal, elle se prostitue, lui devient son proxénète. Avec Shéhérazade, son premier long-métrage au style naturaliste, Jean-Bernard Marlin signe une histoire aussi violente qu’émouvante.

mardi 11 .09

Critique

Les illusions déjà perdues : Le Poirier sauvage Nuri Bilge Ceylan

par Aurélien Gras

Dans Le Poirier sauvage, le nouveau film de Nuri Bilge Ceylan, il est question d’un misanthrope. Sinan, jeune écrivain, ne se satisfait de rien hors de la rédaction de son roman, moyen d’honorer ses hautes ambitions littéraires. Par ce personnage haut en couleur, Ceylan développe une profonde réflexion : que vaut l’art s’il se détourne ainsi de l’amour, de la famille, des autres, de l’Homme ?