Patrick Kéchichian

Critique littéraire, Écrivain

Né en 1951 à Paris, Patrick Kéchichian est critique littéraire – jusqu’en 2008 au Monde, ensuite à La Croix et dans plusieurs magazines et revues. Écrivain, il a publié quatre livres au Seuil, dans la collection « Fiction & Cie» : Les Usages de l’éternité. Essai sur Ernest Hello (1993) ; Les Origines de l’alpinisme. Exercices spirituels (2001) ; L’Aiguille de minuit, Carnets de l’Alpiniste (2004) ; Des princes et des principautés, Pamphlet (2006). Et chez Desclée de Brouwer, avec S. Breton et P. Morel, La Conversion de saint Paul (2001). Chez Gallimard, il a publié en 2009 un Petit éloge du catholicisme (« Folio ») et en 2011, dans la collection « L’un et l’autre », Paulhan et son contraire. En 2012, il a fait paraître un Saint Paul, le génie du christianisme (« Point-Sagesses », Le Seuil). Enfin, en avril 2017, il a publié, chez Ad Solem, un bref récit : La Défaveur.

 

Ses publications sur AOC

jeudi 09 .05

Critique

Roberto Calasso, illuminé rationnel – à propos de L’Innommable actuel

par Patrick Kéchichian

Avec L’inommable actuel, Roberto Calasso poursuit l’exploration d’un territoire littéraire propre – un territoire d’ombre et de lumière, de vive conscience surtout, qui ne serait pas le sien sans la méthode qui le caractérise, sans le style et la capacité de raisonnement, de déduction, de sa pensée. Procédant souvent par montage de citations, il met en écho notre monde actuel avec la Vienne des années 1933 à 1945.

mardi 12 .03

Critique

L’art critique de Jean Starobinski

par Patrick Kéchichian

En guise d’esquisse d’un portrait pour rendre hommage à Jean Starobinski, qui vient de disparaître, et afin d’éviter la forme de la nécrologie académique : deux thèmes que l’on n’a pas fini de développer et d’approfondir, tant ils sont au centre névralgique, à l’articulation de toute l’œuvre starobinskienne : la critique d’abord, en majesté, puis, plus brièvement, la mélancolie.

mardi 19 .02

Critique

« La main à plume et la main à touche » – sur l’autopianographie de Jean-Pierre Martin

par Patrick Kéchichian

C’est dans une « autopianographie » que Jean-Pierre Martin retrace sa vie, comme une ligne mélodique aux tonalités multiples, de la gauche prolétarienne à sa carrière universitaire, de l’usine à la littérature, mais gardant toujours comme fil conducteur le piano. Car, la matière même de ce livre est le portrait d’un « laborieux du jazz », qui s’est laissé posséder par lui et a fini par l’ériger en religion.

jeudi 06 .12

Critique

Gérard Macé, colporteur de littérature

par Patrick Kéchichian

Par son Colportage, Gérard Macé construit une poétique des mirages, dessinant des contours incertains et revendiqués comme tels. Poète implicite et dispersé, sans manifeste ni théorie préalable, il pratique un art de la divagation.

lundi 10 .09

Critique

Pascal Quignard et son procès contre la vérité

par Patrick Kéchichian

L’Enfant d’Ingolstadt, dixième volume du Dernier royaume de Pascal Quignard, paraît mercredi. L’auteur poursuit son errance brave et volontaire, consacrant ce tome à l’accusation de la vérité face à l’attrait du faux, et emporte avec lui le lecteur dans une dynamique guidée par un instinct de vie et de littérature.