Bernard Chambaz

Écrivain, Poète

Né en 1949, romancier, poète, historien, passionné d’Italie, de cinéma et de ballon. A récemment publié Le Dernier tableau (Le Seuil) et 17 (Le Seuil). N’a pas oublié les poèmes d’Italiques deux (Seghers en 1992) ni Caro carissimo Puccini (Gallimard, vingt ans après).

Ses publications sur AOC

mardi 31 .03

Critique

Les Figures de Lorenzetti – à propos de Conjurer la peur de Patrick Boucheron

par

En 1338, Ambrogio Lorenzetti peignait sur les murs de la salle de Paix du Palais public de Sienne ses fresques du Bon et du Mauvais gouvernement. En 1348, son frère et lui mouraient tous deux, victimes de la Peste noire. Patrick Boucheron nous entraîne sur les traverses de cette décennie dans son bel ouvrage Conjurer la peur, qui a le mérite de nous laisser vaquer à nos rythmes dans les images et souvenirs qu’il convoque, pour nous faire, nous aussi, relire le présent à l’aune du passé.

mardi 24 .12

Critique

Mettre la douleur en mots – sur Ghosteen de Nick Cave

par

Avec Ghosteen, Nick Cave livre sans doute son album le plus abouti, déchirant malgré sa réserve, dans lequel il revient sur la mort de son fils aîné Arthur, la veille de ses quinze ans. Il nous y entraîne comme en un monde souterrain qu’il étend en autant de nappes sonores, au sein duquel les paroles seules s’offrent clairement – et reste fidèle en cela aux mots célèbres de Macbeth : Give sorrow words. Rediffusion du 8 novembre 2019.

vendredi 08 .11

Critique

Mettre la douleur en mots – sur Ghosteen de Nick Cave

par

Avec Ghosteen, Nick Cave livre sans doute son album le plus abouti, déchirant malgré sa réserve, dans lequel il revient sur la mort de son fils aîné Arthur, la veille de ses quinze ans. Il nous y entraîne comme en un monde souterrain qu’il étend en autant de nappes sonores, au sein duquel les paroles seules s’offrent clairement – et reste fidèle en cela aux mots célèbres de Macbeth : Give sorrow words.

mardi 29 .10

Critique

Martino – à propos de Martin Eden de Pietro Marcello

par

Avec Martin Eden, Pietro Marcello transpose au cinéma, dans la baie de Naples, le roman que Jack London situait dans la baie de San Francisco. Le réalisateur italien en garde la trame, celle d’un garçon pauvre qui dé­couvre dans le même temps les splendeurs de la culture et d’une jeune fille de famille bourgeoise, et qui veut
de­venir écri­vain. L’intemporalité dont Pietro Marcello joue à merveille l’amène à poser cette question : est-ce que l’éducation et la culture peuvent éponger la pauvreté ?

vendredi 01 .02

Critique

Nouvelle guerre pour Les Troyens

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La première des Troyens à l’Opéra Bastille a laissé le public divisé entre huées et vivats. Faut-il voir là une résurgence de la querelle entre Anciens et Modernes ? La mise en scène signée Dmitri Tcherniakov, insuffle en tout cas une lecture contemporaine aux aventures de figures majeures de nos mythologies, intégrant ping-pong et cocotiers à sa scénographie.