Bernard Chambaz

Écrivain, Poète

Né en 1949, romancier, poète, historien, passionné d’Italie, de cinéma et de ballon. A récemment publié Le Dernier tableau (Le Seuil) et 17 (Le Seuil). N’a pas oublié les poèmes d’Italiques deux (Seghers en 1992) ni Caro carissimo Puccini (Gallimard, vingt ans après).

Ses publications sur AOC

vendredi 08 .11

Critique

Mettre la douleur en mots – sur Ghosteen de Nick Cave

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Avec Ghosteen, Nick Cave livre sans doute son album le plus abouti, déchirant malgré sa réserve, dans lequel il revient sur la mort de son fils aîné Arthur, la veille de ses quinze ans. Il nous y entraîne comme en un monde souterrain qu’il étend en autant de nappes sonores, au sein duquel les paroles seules s’offrent clairement – et reste fidèle en cela aux mots célèbres de Macbeth : Give sorrow words.

mardi 29 .10

Critique

Martino – à propos de Martin Eden de Pietro Marcello

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Avec Martin Eden, Pietro Marcello transpose au cinéma, dans la baie de Naples, le roman que Jack London situait dans la baie de San Francisco. Le réalisateur italien en garde la trame, celle d’un garçon pauvre qui dé­couvre dans le même temps les splendeurs de la culture et d’une jeune fille de famille bourgeoise, et qui veut
de­venir écri­vain. L’intemporalité dont Pietro Marcello joue à merveille l’amène à poser cette question : est-ce que l’éducation et la culture peuvent éponger la pauvreté ?

vendredi 01 .02

Critique

Nouvelle guerre pour Les Troyens

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La première des Troyens à l’Opéra Bastille a laissé le public divisé entre huées et vivats. Faut-il voir là une résurgence de la querelle entre Anciens et Modernes ? La mise en scène signée Dmitri Tcherniakov, insuffle en tout cas une lecture contemporaine aux aventures de figures majeures de nos mythologies, intégrant ping-pong et cocotiers à sa scénographie.

dimanche 27 .01

Fiction

Petit voyage d’Arkhangelsk à Astrakhan (ce qui nous attache à la Russie)

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On connaît, de Bernard Chambaz, le goût de la traversée. Qu’il s’agisse, entre autres exemples, de son giro personnel en Italie (Evviva l’Italia) ou de son magnifique cheminement aux États-Unis dans Dernières nouvelles du martin-pêcheur. Et déjà dans Petit voyage d’Alma-Ata à Achkhabad un certain attachement à la Russie s’était fait jour. On le retrouve quelques années plus tard dans le texte qu’il confie aujourd’hui à AOC. Le fils de Staline à Kazan, Michel Strogoff à Nijni-Novogorod, la rue Karl-Liebknecht à Arkhangelsk et l’actrice Elena Solovei à Astrakhan… Les rencontres et les traces se réveillent au long de ce « périple vertical » (carte à consulter en bas du texte).

jeudi 24 .05

Opinion

Histoire(s) du cinéma et de l’Italie

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Le cinéma italien a fait face à l’Histoire avec un génie incomparable. Alors que la nomination de Giuseppe Conte vient d’être confirmée comme chef du futur gouvernement, après le contrat passé entre la Ligue, de tendance droite souverainiste, et le mouvement antisystème 5 étoiles (M5S), observons la situation politique italienne au prisme de Novecento, fameux film de Bertolucci.