Christophe Kantcheff

Journaliste, Critique

Rédacteur en chef adjoint de Politis, critique de cinéma et critique littéraire. Auteur de Guédiguian (Éditions de l’Atelier, 2018), de Être arabe, avec Farouk Mardam-Bey et Elias Sanbar (Actes Sud, 2005), et de la préface et de l’appareil critique de Impressions d’audience. Le procès Pétain, de Léon Werth (Viviane Hamy, 1995). Réalisateur d’un documentaire, Henri Alleg, l’homme de « La Question », en 2009. De 2005 à 2012, co-animateur, avec l’écrivain Bertrand Leclair, d’un séminaire sur la critique des œuvres dans les médias, à l’Institut français de presse (Paris).

Ses publications sur AOC

vendredi 08.01.21
lundi 30.11.20

Critique

Voyage dans le temps immobile – à propos d’Un détail mineur d’Adania Shibli

par

Dans Un détail mineur, Adania Shibli met face à face deux histoires, l’une racontant le viol et le meurtre d’une jeune Bédouine par des soldats israéliens en 1949, l’autre le parcours heurté d’une Palestinienne d’aujourd’hui enquêtant sur cet assassinat : deux parties d’un diptyque construit en miroir s’éclairant l’une l’autre avec leurs ombres et leurs non-dits. Un roman dont la forme virtuose rehausse sa puissance politique.

lundi 26.10.20

Critique

Au-dessus d’un volcan – sur Alger, rue des Bananiers de Béatrice Commengé

par

Béatrice Commengé mêle souvenirs d’enfance et enquête familiale dans son dernier récit, Alger, rue des Bananiers. Sans rien renier du bonheur qu’elle éprouve alors, elle donne à voir, sans édulcorer, les cruelles réalités de l’occupation française en Algérie. Ici, pas de pathos virant à la plainte ni de règlements de compte a posteriori. Mais la restitution de parcours biographiques, mis en relation par une écriture de la juxtaposition riche de sens.

lundi 14.09.20

Critique

Description fleuve – à propos du Pont de Bezons de Jean Rolin

par

Pendant un an, Jean Rolin a effectué des promenades le long des berges de la Seine entre Melun et Mantes. Attentif à tout jusqu’au moindre détail, sensible à l’étrangeté, pointant les marques du passé dans les paysages contemporains, l’écrivain fait le récit méticuleux de ce qu’il a vu. Résultat : Le Pont de Bezons est un beau livre d’aventure du regard.

vendredi 14.08.20

Critique

Syrie : les mots au-delà des ruines

par

La grande force de la littérature, c’est que ni la guerre, ni la violence, ni la répression ne parviennent à la museler. Ainsi la littérature syrienne, dont quelques fulgurances sont récemment parvenues en France. Mustafa Taj Aldeen Almosa et son recueil de nouvelles fantastiques, La Peur au milieu d’un vaste champ, et Mamdouh Azzam, avec un roman en milieu druze, L’Échelle de la mort, tous deux aux éditions Actes Sud, nous donnent l’occasion de découvrir cette scène littéraire à l’effervescence nouvelle. Rediffusion du 27 février 2020