Albert Ogien

Sociologue, Directeur de recherche au CNRS – CEMS

Albert Ogien est sociologue, directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’EHESS. Ses premières recherches portaient sur la psychiatrie et la déviance (Sociologie de la déviance, PUF, 2018). Il s’est ensuite intéressé à la transformation de l’ordre du politique par les techniques de management fondées sur la quantification de l’action publique (Le raisonnement gestionnaire, Ed. de l’EHESS, 1995 ; Désacraliser le chiffre, Quaé, 2013). Depuis dix ans, il a entrepris, en compagnie de la philosophe Sandra Laugier, une enquête sur l’expérience de la démocratie, en analysant les actes de désobéissance civile (Pourquoi désobéir en démocratie ?, La découverte, 2010), la vague d’occupations de places à la suite des révolutions du « printemps arabe » (Le Principe démocratie, La Découverte, 2014) et l’intervention de la « société civile » en politique (Antidémocratie, La Découverte, 2017).

Ses publications sur AOC

jeudi 09 .01

Opinion

Retraites : la victoire de la mécanique numérique sur la logique politique

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Alors qu’une nouvelle manifestation est prévue ce jeudi 9 janvier, et que le gouvernement a entamé cette semaine des consultations avec les organisations syndicales, l’âge pivot continue de cristalliser le débat sur la réforme des retraites. À l’ère de la numérisation de l’action publique, cette question de l’âge pivot trouve ses racines dans la reconfiguration d’États écartelés entre mécaniques de quantification et logiques proprement politiques.

mercredi 18 .09

Opinion

Lorsque des citoyens sont au pouvoir : Italie saison 2

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En visite éclair à Rome ce mercredi 18 septembre, le président Macron prendra-t-il toute la mesure de l’expérience unique qu’est en train de vivre l’Italie : celle d’un gouvernement conduit par un néophyte absolu, Guiseppe Conte, et constitué pour plus de moitié de profanes de la politique qui se situent ostensiblement à l’écart – voire contre – des réseaux de pouvoir, d’influence et de corruption ?

jeudi 18 .07

Analyse

La désobéissance civile n’est plus ce qu’elle était

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Le 16 juillet des manifestants Extinction Rebellion bloquaient l’entrée d’une usine de béton à Londres. C’est l’une des nombreuses manœuvres du mouvement qui souhaite que la désobéissance civile pousse les gouvernements à réagir face à l’enjeu climatique. Si la désobéissance civile a toujours été un acte ultime commis par des individus qui ne supportent pas le caractère injuste ou indigne d’une obligation légale, elle apparaît désormais comme le premier recours pour dénoncer la réduction programmée des droits sociaux et politiques des citoyen.ne.s ainsi que le péril climatique.

mardi 23 .04

Analyse

La métamorphose de l’ordre politique : de la société civile aux pratiques politiques autonomes

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Si le recul de la participation au suffrage universel et le déclin des adhésions aux organisations représentatives semblaient traduire le désengagement des citoyens de la vie politique, la multiplication des initiatives citoyennes indique bien davantage sa mutation. Pour restituer la pluralité de ces initiatives, leur nature et leur visée, la notion de « pratiques politiques autonomes » semble être la plus appropriée. Mais, libérées des règles du jeu instituées par les régimes de gouvernement représentatif, de quelle légitimité peuvent-elle se revendiquer ?

mercredi 21 .11

Analyse

L’extrême droite et la faillite politique et morale de la droite libérale

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Italie, États-Unis, Brésil : ces trois pays ont connu des scénarios peu ou prou comparables, conduisant à l’arrivée au pouvoir d’un personnel politique affilié à l’extrême droite. Pour expliquer ce phénomène récurrent, l’échec de la gauche est toujours pointé. C’est oublier que les candidats et partis les plus réactionnaires ont chaque fois profité de l’état exsangue des droites libérales pour tirer leur épingle du jeu.