Cécile Dutheil de la Rochère

critique, éditrice et traductrice

Cécile Dutheil de la Rochère est une ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure (Ulm-Sèvres) qui a commencé sa vie professionnelle chez Gallimard où elle fut, entre autres, éditrice pour la collection Découvertes-Gallimard et lectrice pour celle « Du Monde entier ». Elle a suivi ensuite d’autres rives qui l’ont menée vers la traduction et la critique littéraire (En attendant Nadeau et Le Monde des Livres).

Ses publications sur AOC

jeudi 07 .11
vendredi 20 .09

Critique

Une vie à l’encre sympathique – sur l’exposition Adolfo Kaminsky

par

Faussaire génial, autodidacte, qui inventa des moyens quasi industriels de fabrication de faux papiers dès 1943, puis jusque dans les années 1970, Adolfo Kaminsky a sauvé des juifs, des porteurs de valises, et des militants de divers mouvements de libération nationale. On connaît moins, voire pas, l’œuvre photographique de cet homme profondément humaniste, et aujourd’hui âgé de 94 ans. Identité et falsification d’identité, vérité et secret, clandestinité et lumière : la vie mais aussi les photos de Kaminsky en témoignent. L’exposition au Musée d’art et d’histoire du judaïsme et le livre collectif Changer la donne lui rendent hommage.

lundi 12 .08

Critique

Dans les écuries des États-Unis – sur Le sport des rois de C. E. Morgan

par

Pour son deuxième roman C. E. Morgan n’a manqué ni d’ambition ni de talent : Le sport des rois est un livre monstre embrassant à travers plusieurs générations et régions certaines des grandes questions qui traversent l’histoire des Etats-Unis de la deuxième moitié du XXe siècle à nos jours. Pour y parvenir, l’auteure a su trouver l’oreille pour chacun de ses personnages et faire preuve d’une exceptionnelle intelligence narrative. Rediffusion du 6 février 2019.

mercredi 05 .06

Critique

De l’espérance à l’épouvante – à propos de l’exposition Rouge. Art et Utopie au pays des soviets

par

À partir 1917 et de la révolution d’octobre, l’enthousiasme politique est soutenu par une exaltation créative et esthétique, l’art soviétique est riche de propositions d’avant garde. À partir des années 30 et du Grand tournant organisé par Staline et jusque dans les années 40, l’État impose à l’art ce qu’il impose à la société entière. L’exposition « Rouge » présentée au Grand Palais, dévoile 400 œuvres de cette période – certaines sortent de l’URSS pour la première fois – dont la variété et la richesse interrogent le parallèlisme des trajectoires artistiques et politiques.

vendredi 08 .03

Critique

L’hymne à la joie – sur le Fanny et Alexandre de Julie Deliquet

par

Pour mettre en scène Fanny et Alexandre, Julie Deliquet a eu une idée aussi simple que juste, évidente  : transformer le texte de Bergman, à l’origine roman-scénario et longue série télévisée, en un hommage au théâtre. Revenir à cet art ancien, délesté de l’appareillage technique et industriel que porte avec lui le cinéma. Dégager d’une œuvre que son auteur avait déjà exploitée sous de multiples formes une pièce simple, en deux temps, deux grands actes accompagnés de quelques tours de passe-passe.