Bertrand Leclair

Écrivain, Critique littéraire

Né à Lille en décembre 1961, Bertrand Leclair est romancier, essayiste et dramaturge.

Il a publié une vingtaine de livres depuis L’Industrie de la consolation, paru chez Verticales en 1998, parmi lesquels L’Invraisemblable histoire de Georges Pessant (Flammarion, 2010), Malentendus (Actes Sud, 2013) et Perdre la tête (Mercure de France, 2017). Il a reçu la Bourse Cioran en 2009 pour l’essai Dans les rouleaux du temps (Flammarion). Il est également l’auteur d’une trentaine de fictions radiophoniques (pour France Culture et France Inter). Critique littéraire de 1994 à 2006 pour des journaux aussi différents que Les Inrockuptibles, La Quinzaine littéraire ou Le Nouvel économiste, il a repris une collaboration régulière au Monde des Livres depuis 2014.

Ses publications sur AOC

vendredi 01 .11

Critique

Correspondance électronique – sur Je crois que tu me plais d’Ersi Sotiropoulos

par

Je crois que tu me plais est un roman épistolaire à l’heure des emails. La nouveauté du genre ne tient pas seulement à l’accélération foudroyante des échanges peu ou prou instantanés, ni au registre de langue, mais à la capacité de la romancière grecque Ersi Sotiropoulos d’appeler le monde dans ses pages grâce aux outils numériques. Le roman est tellement affranchi des codes romanesques désuets que le lecteur pourrait oublier qu’il lit une (remarquable) œuvre de fiction.

lundi 21 .10
mercredi 24 .07

Critique

Bayon, ou les intermittences de la conscience

par

L’œuvre de Bayon a cette qualité si rare et puissante de former un livre unique, sous les apparences, depuis le tout premier. Une œuvre excetionnelle qui gagne en épaisseur à chaque volume, et la lecture d’ailleurs – fait notable – s’en fait de plus en plus lente. C’est que chaque mot compte, tout à la fois surprend et renvoie aux épisodes antérieurs, chargé d’un peu plus de sens encore. Son dernier ouvrage, Ictus, s’ouvre de manière vertigineuse par le récit de l’oubli soudain de tous ceux, du même auteur, qui l’ont précédé. Rediffusion du 18 janvier 2019.

lundi 06 .05

Critique

Le Proust nietzschéen de Klossowski

par

Ce n’est pas en esthète brillant que Pierre Klossowski a relu, en 1971 en vue d’une émission de télévision, l’œuvre de Proust, mais en poète ou, si l’on préfère, en lecteur profondément instinctif – un lecteur capable d’épouser du dedans le mouvement de l’œuvre (et donc sa forme) plutôt que de la commenter objectivement dans une position de surplomb. Ce n’est donc pas Sur Proust que Klossowski écrit mais « depuis » À la recherche du temps perdu.

mercredi 13 .02

Critique

Le démon du contretemps – sur 1938, nuits d’Hélène Cixous

par

« C’est le quatrième livre qui me ramène à Osnabrück, la ville de ma famille maternelle. Je cherche. » Ainsi s’ouvre la présentation de la dernière œuvre d’Hélène Cixous, ouverture qui annonce une quête, quête de compréhension de l’inhumain, quête de vérités familiales mais avant toute chose quête poétique dont l’accueil dépendra du lecteur.