Bertrand Leclair

Écrivain, Critique littéraire

Né à Lille en décembre 1961, Bertrand Leclair est romancier, essayiste et dramaturge.

Il a publié une vingtaine de livres depuis L’Industrie de la consolation, paru chez Verticales en 1998, parmi lesquels L’Invraisemblable histoire de Georges Pessant (Flammarion, 2010), Malentendus (Actes Sud, 2013) et Perdre la tête (Mercure de France, 2017). Il a reçu la Bourse Cioran en 2009 pour l’essai Dans les rouleaux du temps (Flammarion). Il est également l’auteur d’une trentaine de fictions radiophoniques (pour France Culture et France Inter). Critique littéraire de 1994 à 2006 pour des journaux aussi différents que Les Inrockuptibles, La Quinzaine littéraire ou Le Nouvel économiste, il a repris une collaboration régulière au Monde des Livres depuis 2014.

Ses publications sur AOC

jeudi 02 .01

Critique

Triptyque Bacon – à propos d’une exposition et de deux livres

par

L’exposition « Francis Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou relève un défi qui travaille notre époque, invitant la littérature à sortir de l’objet livre : comment exposer la littérature sans la réduire à la vie des auteurs ? Le défi était d’autant plus grand que le dialogue de Bacon avec sa bibliothèque est totalement souterrain, l’œuvre se gardant de jamais verser ni dans l’illustration, ni dans la narration. Rediffusion du 29 novembre 2019.

vendredi 29 .11

Critique

Triptyque Bacon – à propos d’une exposition et de deux livres

par

L’exposition « Francis Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou relève un défi qui travaille notre époque, invitant la littérature à sortir de l’objet livre : comment exposer la littérature sans la réduire à la vie des auteurs ? Le défi était d’autant plus grand que le dialogue de Bacon avec sa bibliothèque est totalement souterrain, l’œuvre se gardant de jamais verser ni dans l’illustration, ni dans la narration.

vendredi 01 .11

Critique

Correspondance électronique – sur Je crois que tu me plais d’Ersi Sotiropoulos

par

Je crois que tu me plais est un roman épistolaire à l’heure des emails. La nouveauté du genre ne tient pas seulement à l’accélération foudroyante des échanges peu ou prou instantanés, ni au registre de langue, mais à la capacité de la romancière grecque Ersi Sotiropoulos d’appeler le monde dans ses pages grâce aux outils numériques. Le roman est tellement affranchi des codes romanesques désuets que le lecteur pourrait oublier qu’il lit une (remarquable) œuvre de fiction.

lundi 21 .10
mercredi 24 .07

Critique

Bayon, ou les intermittences de la conscience

par

L’œuvre de Bayon a cette qualité si rare et puissante de former un livre unique, sous les apparences, depuis le tout premier. Une œuvre excetionnelle qui gagne en épaisseur à chaque volume, et la lecture d’ailleurs – fait notable – s’en fait de plus en plus lente. C’est que chaque mot compte, tout à la fois surprend et renvoie aux épisodes antérieurs, chargé d’un peu plus de sens encore. Son dernier ouvrage, Ictus, s’ouvre de manière vertigineuse par le récit de l’oubli soudain de tous ceux, du même auteur, qui l’ont précédé. Rediffusion du 18 janvier 2019.