Bertrand Leclair

Écrivain, Critique littéraire

Né à Lille en décembre 1961, Bertrand Leclair est romancier, essayiste et dramaturge.

Il a publié une vingtaine de livres depuis L’Industrie de la consolation, paru chez Verticales en 1998, parmi lesquels L’Invraisemblable histoire de Georges Pessant (Flammarion, 2010), Malentendus (Actes Sud, 2013) et Perdre la tête (Mercure de France, 2017). Il a reçu la Bourse Cioran en 2009 pour l’essai Dans les rouleaux du temps (Flammarion). Il est également l’auteur d’une trentaine de fictions radiophoniques (pour France Culture et France Inter). Critique littéraire de 1994 à 2006 pour des journaux aussi différents que Les Inrockuptibles, La Quinzaine littéraire ou Le Nouvel économiste, il a repris une collaboration régulière au Monde des Livres depuis 2014.

Ses publications sur AOC

mercredi 08 .04

Critique

Comment s’en sortir sans sortir – sur le récital de Gherasim Luca

par

De l’air ! La langue commune aussi en ces temps confinés le réclame. La tête au carré, les phrases en sac, les idées en détresse, il convient d’ouvrir les fenêtres pour éviter l’asphyxie dans nos phrases. Dans l’espace numérique, trois clics suffisent pour en ouvrir une sur un chef-d’œuvre de la poésie sonore, une joyeuse traversée de l’angoisse (joyeuse, mais toujours à refaire) : Comment s’en sortir sans sortir, récital de Gherasim Luca remarquablement filmé pour la télévision par Raoul Sangla en 1987. Cinquante-cinq minutes d’oxygène mental. Inspirez !

mardi 03 .03

Critique

Précipité de temps circulaire – à propos de La Réponse à Lord Chandos de Pascal Quignard

par

Avec La réponse à Lord Chandos, Pascal Quignard imagine quelle réponse Francis Bacon ferait à la lettre d’un certain Lord Chandos, publiée en 1902 par l’écrivain autrichien Hugo von Hofmannsthal, en proie à une désillusion terrible vis-à-vis de l’amour et du mariage. Quelques décennies plus tard, en 1978, le puissant écho que cette lettre trouva en Quignard le poussa à en imaginer la réponse. Et c’est près de 40 ans après que ce texte paraît en librairie, comme un témoignage a posteriori des premières fulgurance de l’auteur.

lundi 27 .01

Critique

Portrait-robot du grand-père – à propos de Cow-boy de Jean- Michel Espitallier

par

Dans Cow-Boy, Jean-Michel Espitallier comble le vide d’une histoire, celle de son grand-père, duquel il n’a jamais connu que la salopette gris-bleu en épais coton et la veste trois-quarts en cuir marron, et égratigne au passage la légende dorée de l’American way of life. Peut-être était-il une fois Eugène, cow-boy aux Amériques, aimant le tabac et la pâte de coing, rentré par New York et le transatlantique, peut-être – mais modelé certainement dans une langue poétique et joueuse, qui révèle d’autant mieux qu’elle imagine.

jeudi 02 .01

Critique

Triptyque Bacon – à propos d’une exposition et de deux livres

par

L’exposition « Francis Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou relève un défi qui travaille notre époque, invitant la littérature à sortir de l’objet livre : comment exposer la littérature sans la réduire à la vie des auteurs ? Le défi était d’autant plus grand que le dialogue de Bacon avec sa bibliothèque est totalement souterrain, l’œuvre se gardant de jamais verser ni dans l’illustration, ni dans la narration. Rediffusion du 29 novembre 2019.

vendredi 29 .11

Critique

Triptyque Bacon – à propos d’une exposition et de deux livres

par

L’exposition « Francis Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou relève un défi qui travaille notre époque, invitant la littérature à sortir de l’objet livre : comment exposer la littérature sans la réduire à la vie des auteurs ? Le défi était d’autant plus grand que le dialogue de Bacon avec sa bibliothèque est totalement souterrain, l’œuvre se gardant de jamais verser ni dans l’illustration, ni dans la narration.