Virginie Bloch-Lainé

Critique Littéraire

Virginie Bloch-Lainé est critique littéraire. Elle écrit pour Libération et produit des émissions et des documentaires pour France Culture (A voix nue, Une vie, Une oeuvre, La Série documentaire).

Ses publications sur AOC

vendredi 10 .04

Critique

Masochisme et démesure – à propos de Némésis de Philip Roth (proposition)

par

D’une épidémie de poliomyélite aiguë qu’il situe en 1944 et amplifie, Philip Roth nous livre dans son ultime roman Némésis, sublime d’ironie tragique, un diagnostic exempt de sentimentalisme : alors que frappent, sans cesse, les traits morbides de la fatalité, et face au mal, plus profond, que constituent le sentiment d’impuissance et la culpabilisation qu’il entraîne, ne tombons pas dans la démesure et admettons que, de tout, nous ne pouvons être tenus responsables.

vendredi 20 .03
vendredi 13 .03

Critique

L’envers du décor – à propos de La Figurante de Pauline Klein

par

La Figurante est Camille, jeune galeriste trentenaire, femme gauche qui peine à embrasser son rôle. Camille se cache, mais Camille observe, et ne perd pas le goût des aventures qu’elle nous partage indolemment, lucide et désarmante. Sur sa piste, à l’écart, Pauline Klein nous entraîne en une succession de saynètes ironiques et légères, partagées entre traits d’humour et douce mélancolie.

lundi 24 .02

Critique

L’amour est libre – à propos de Love me tender de Constance Debré

par

Toutes les familles de la grande bourgeoisie parisienne ne se ressemblent pas, mais Love Me Tender est un document sur l’une d’elles, ainsi que sur la vie sociale des quadragénaires parisiens, la parentalité contemporaine, et l’homosexualité féminine. Le récit autobiographique ne vise ni l’exhaustivité, ni les lois générales. Le livre dresse également un tableau du sentiment amoureux à notre époque.

jeudi 23 .01

Critique

De sang neuf rue saints morts – à propos de 209 rue Saint-Maur de Ruth Zylberman

par

Avec 209 rue Saint-Maur. Autobiographie d’un immeuble, Ruth Zylberman prolonge sur papier son documentaire diffusé sur Arte en 2018, composant ainsi un portrait fouillé et passionnant, à la limite du romanesque, d’un immeuble chargé d’histoire. En enquêtant sur la vie du « 209 » depuis sa construction en 1850, et en se focalisant sur la déportation de neuf habitants juifs de l’immeuble, la cinéaste et écrivaine retrace les entrelacs de trajectoires individuelles au sein du Paris populaire.